MegaBonk pourrait passer pour un énième clone de Vampire Survivors comme il en existe des dizaines et des dizaines sur le marché depuis la sortie de ce dernier en 2022, néanmoins, le passage à la 3D, qui pourrait poser question dans ce style de jeu, peut-il être aussi clivant que le passage à la 3D de Bubsy ? Vérifions ensemble.

A première vue, on retrouve tous les ingrédients qui ont fait le succès du porte étendard du genre : des graphismes simplistes (pour ne pas dire moche), beaucoup d’éléments verrouillés au premier démarrage de la partie, et des niveaux aléatoires. Mais la ressemblance s’arrête là. Dans le jeu, il y a une partie loot et économique très présente qui va justement transformer votre vision de ce type de jeu.

Même si le but du jeu reste évidemment le même, à savoir fracasser sans vergogne le plus d’ennemi possible, y arriver sera une tout autre paire de manche si vous pensez régner en maitre après vos 200 heures passées sur tout autre jeu du genre. La différence vient du fait qu’il faut beaucoup plus analyser vos choix en termes d’armes, de specs, de grimoire tout en pensant a tout ce que vous pouvez acheter durant vos runs. Tous les coffres à disposition sont, dans un premier temps achetable avec de l’or récolté sur les cadavres, mais ces derniers sont de plus en plus chers au fil de la partie.

Vous l’aurez compris. Il est très difficile dans les premiers runs de conjuguer loot, achat de coffre, et difficultés grandissantes des ennemis. Il faut donc trouver la bonne synergie entre dégâts, difficultés, adresse et patience pour arriver à conclure des runs et d’arriver à débloquer de nouveaux personnages, de nouvelles armes, et des nouveaux items. Comme pour beaucoup de jeux du même genre, il faut avoue que la partie graphique peut rebuter, même si c’est totalement assumé de la part des développeurs. La 3D, même dans sa vision la plus simpliste, amène également de son côté un défi par sa génération aléatoire (et aussi le fait de pouvoir sauter).

Dans tous les cas, MegaBonk arrive à faire passer en 3D et nous permet de redécouvrir une autre manière de jouer sur un concept déjà bien éprouvé par la concurrence. La courbe d’évolution paraitra frustrante pour certains habitués. Les autres y trouveront leur compte dans cette itération en 3D permettant de fracasser de l’orc a la pelle.