Bienvenue dans un simulateur de chat Indiana Jones qui aurait troqué son fouet contre des bonds approximatifs et une envie irrépressible de collecter des bijoux brillants. Mel The Pyramid Cat vous glisse dans les moustaches d’un félin aventurier lancé dans des pyramides pleines de pièges et de mystères, avec une nonchalance toute féline face au danger parce que, visiblement, éviter des malédictions antiques fait partie de son quotidien. Entre deux momies grincheuses et des artefacts qui semblent avoir regardé La Momie avec Brendan Fraser, l’aventure promet surtout de tester vos réflexes… ou votre patience.

Dans les faits, on se retrouve face à une copie carbone de l’épisode spatial précédent, mais avec du sable partout. Même structure, mêmes sensations, mêmes mécaniques recyclées comme un vieux parchemin qu’on aurait retourné pour écrire dessus. Les premières minutes donnent immédiatement le ton : on saute, on évite, on dash comme si une momie asthmatique nous collait aux basques. Le gameplay est d’une simplicité presque touchante, comme si le jeu avait été conçu entre deux gorgées de thé à la menthe lors d’une pause chantier dans la pyramide. Les 40 niveaux s’enchaînent à une vitesse assez impressionnante, ce qui est pratique si vous avez un quart d’heure à tuer et une envie de gamer sans réfléchir.

Au niveau des graphismes, le jeu abandonne l’espace pour une Égypte antique qui donne parfois l’impression d’un filtre Instagram « sable chaud ». Les décors sont colorés, mais difficile de s’extasier devant des environnements qui ressemblent vaguement à des fonds d’écran déjà vus cent fois. Les pyramides, les tombes et les salles dorées font le job sans jamais provoquer l’effet « wow ». On n’est pas dans Assassin’s Creed Origins, clairement, mais plutôt dans une version discount vendue avec un menu enfant. Et puis surtout, cela manque d’animation : c’est fixe comme un fond d’écran Windows 95.

Concernant la bande-son, l’expérience reste fidèle à la tradition de la série : une boucle musicale qui se répète avec l’insistance d’un miaulement à 3h du matin. Certes, elle accompagne l’action sans faire exploser les tympans, mais elle finit rapidement par s’incruster dans le cerveau comme un vieux jingle qu’on ne peut plus enlever. Même les momies auraient probablement demandé un remix après un certain temps.

Pour ce qui est de la durée de vie, le jeu fait dans le rapide et efficace. Les 40 niveaux se terminent presque avant même que vous n’ayez commencé à vous investir émotionnellement. L’ensemble donne l’impression d’un sprint plutôt que d’un marathon, ce qui peut séduire les chasseurs de succès en quête de points faciles. D’ailleurs, le jeu distribue ses récompenses avec la générosité d’un chat qui renverse un sac de croquettes : ça tombe vite, et sans vrai effort.
Au final, Mel The Pyramid Cat est une suite qui ne cherche même plus à cacher son côté recyclé. C’est simple, rapide, généreux en récompenses, mais aussi oublié presque aussitôt terminé. Un petit snack vidéoludique qui cale sur le moment, mais qui ne laissera pas une trace mémorable, sauf peut-être cette musique qui vous hantera pendant votre prochaine sieste.
