Test de Mortal Shell II – Essence d’un bon jeu !

Mortal Shell II est de retour après les multiples versions et améliorations du premier épisode que j’ai apprécié (ici ou ). Playstack a pris le temps car depuis le dernier DLC du premier jeu, nous avons eu 5 bonnes années. De quoi peaufiner leur recette et proposer un jeu encore plus envoûtant ?

J’aime l’univers de Mortal Shell. Dans le premier jeu, c’était peu loquace et on découvrait les choses au gré de nos balades et de nos échecs. Ici, on garde un côté exploration mais Mortal Shell II a ajouté un peu de dialogues, d’enjeu et cela ne fait qu’ajouter à notre plaisir. On retrouve donc notre écorché vif et très vite, on verra, un culte et surtout des oeufs magiques pour sauver le monde. Je vous la fait courte pour que vous gardiez le plaisir de tout découvrir car Mortal Shell II a plein de petit secret, des détails et si le premier jeu avait un côté balade sombre, le second jeu ajoute une pincée de vie intéressante sans renier son côté obscur.

ça va trancher chérie !

Je pense par exemple à l’un des premiers lieux que l’on explore après l’introduction : ce petit village champêtre dont la musique festive résonne. On doit justement y trouver notre première vraie enveloppe et notre première arme alternative. On se voit déjà saluer gentiment la foule et récupérer notre dû. Mais que nenni, tout le monde veut votre mort comme si vous aviez empêché les Musclés de chanter « La fête au village ». Bref, une belle ambiance dans Mortal Shell II et les lieux regorgent de surprises, de cachettes et de trésors pour récompenser les plus curieux.

Surtout que niveau technique, le jeu est beau et Mortal Shell II améliore ce que l’on aimait du premier jeu. On a plus de détails, de couleurs, d’effets même si, de base, j’ai trouvé le jeu un peu trop sombre dans certains lieux et que j’ai dû changer la balance de lumière pour mieux profiter du jeu. Côté son, c’est rugueux et cela porte bien ce que l’on attend du jeu.

Mais là où Mortal Shell II se distingue, c’est sur le gameplay. Mortal Shell II fait fi de la barre d’endurance si chère à de nombreux jeux du genre et dont From Software a été la plus grande source d’inspiration. Pas d’endurance mais n’espérez pas spammer l’esquive ou les coups pour gagner. Par contre, c’est vrai que nous gagnons en dynamisme, que nous perdons le côté lourd des Souls like. Le côté gestion d’une éventuelle barre viendra de celle de nos ressources pour envoyer de l’attaque à distance. Ainsi, fusil, arbalète et autres coûtent de la ressource que nous pouvons regagner en explorant ou en punissant les ennemis via des parades et des ripostes bien sentie.

Ungawa ou la mort !

Côté archétypes ou enveloppes, les fameuses « shells », on en avons 8 et si Harros revient pour l’intro, il va se « reposer » ensuite nous confiant à un casting intéressant. Si l’on connaît bien Tiel le roublard, nous aurons des femmes fatales, des moines guerriers en colère ou des chevaliers imposant. Dans l’absolu, l’équilibre du jeu est bien foutu et on choisira son enveloppe en fonction de nos préférences de résistance ou de compétences spéciales. Ainsi, Tiel aura un bonus d’équive non négligeable et une capacité furtive qui vous sauvera les miches. Mais vous pouvez opter pour Gragu qui reprend de la vie en prenant celle des ennemis ou encore Genessa qui va envoyer ses doubles pour faire le boulot.

Si vous aimez le jeu mais que vous le trouvez trop dur, après quelques instants du début, vous découvrirez le « slayer seal » qui va vous aider à reprendre de la vie mais au prix des succès. Mais le jeu gardera quand même un côté « je ne fais pas de cadeau » alors à mon avis, autant continuer avec le mode de base et profiter du dynamisme du jeu. De base, le jeu propose une bonne trentaine d’heure pour finir le jeu. Ce qui est honorable et vu le dynamisme du jeu et le plaisir de la découverte, on saura apprécier le côté semi ouvert des lieux et le gameplay dynamique qui nous garde sur la brèche.

En résumé, Mortal Shell II est un bon épisode qui se distingue par son gameplay plein de fougue et son ambiance singulière.