NINJA GAIDEN: Ragebound est le dernier Dotemu sorti le 30 juillet. Et Dotemu, c’est une histoire qui commence bien pour ce jeu car je retiens l’excellente version de Streets of Rage 4 et l’immanquable Tortues Ninja. Deux licences bichonnées par Dotemu pour mon plus grand plaisir. En plus, on peut dire que c’est l’année NINJA GAIDEN car après le retour du 2 en mode black ++, on aura l’épisode 4 en fin d’année. Et dans la thématique Ninja, il est intéressant de se dire que NINJA GAIDEN: Ragebound aura la concurrence de Shinobi qui sort dans les prochains jours (à l’heure où j’écris ce test). Donc, du NINJA GAIDEN sauce Dotemu et un peu de concurrence virile, ça a de quoi produire un bon jeu ?
Dans ce jeu en 2D, Ryu Hayabusa, le célèbre ninja, va juste faire un coucou car nous allons incarner Kenji Mozu qui va devoir défendre le village Hayabusa tandis que Ryu est en Amérique pour les événements du premier NINJA GAIDEN (celui de 1988). L’histoire est simple, efficace et aussi directe que Kenji ! Le but de NINJA GAIDEN: Ragebound est de foncer à toute berzingue dans les niveaux pour taper les boss qui se dresse devant nous.
NINJA GAIDEN: Ragebound, c’est de l’action en mode plateforme où l’on court partout pour aller à la fin d’un niveau. On peut prendre son temps mais vu les capacités de Kenji, on comprend que l’on y gagne à sauter, rebondir, taper en mode ninja véloce ! Au début du jeu, on est surtout axé corps à corps mais avec l’arrivée d’une kunoichi et de certains événements, on ajoutera une dose de distance et il faudra encore plus être vif. En effet, la structure des niveaux est faite pour favoriser le mouvement avec rebond, coupe ici et là ainsi que les pouvoirs de Kenji pour encore plus trancher mais qui sont limités dans le temps.

On peut dire que NINJA GAIDEN: Ragebound fait donc la part à l’action et qu’il le fait bien. J’ai beau activer mes meilleures techniques de mauvaise foi, il faut reconnaître que pas mal d’erreurs sont les miennes. Certes, il est parfois agaçant de constater qu’un ennemi a poppé sur nous ou que lorsqu’il nous tombe dessus, on va manger des dégâts bêtement mais c’est un peu le jeu ma pauvre Lucette car dans l’ensemble, Kenji est quand même avantagé car il peut one shot la plupart des ennemis, il peut taper la plupart des projectiles et il n’a pas peur de sauter très haut.
Par contre, c’est vrai, il faut être concentrer et rigoureux quand on joue à NINJA GAIDEN: Ragebound. Si les niveaux sont encore pardonnables dans nos errements, les boss demandent vraiment de faire attention et de lire les patterns pour survivre. Il faut aller vite dans NINJA GAIDEN: Ragebound mais pas se précipiter.

Techniquement, le jeu est super sympa, ce côté dessin animé en 2D qui balance des sons 80’s bien huilés, on sent le style Dotemu bien maîtrisé. De plus, pour un « petit jeu » d’action/plateforme aussi furieux, il faut compter une dizaine d’heure pour aller au bout de l’aventure. Le seul bémol à mon sens va être son côté rigoureux et assez dur qui risque de refroidir les joueurs qui veulent juste se détendre en sautant partout. Ceci étant, cela n’empêche pas NINJA GAIDEN: Ragebound d’être un bon jeu ! Opération ninja réussie pour Dotemu !

