Test de Oakbound Quest – L’important c’est la Quest

Oakbound Quest, c’est l’histoire d’un héros pas franchement taillé pour les contes épiques, mais suffisamment motivé pour traverser une forêt mystique en 2D et tenter de remettre la main sur des chênes perdus qui décideront, paraît-il, du destin de son village. Le programme: 10 niveaux « faits main », des secrets à dénicher, des clés à trouver, et surtout un ballet permanent entre sauts, doubles sauts et petits coups d’épée dans les tibias des monstres qui se baladent là où ils ne devraient pas.

J’ai vu pire graphiquement

Dès les premières secondes, on retrouve cette vibe rétro assumée. Le pixel art fait le job: on n’est pas devant une fresque de maître, mais comparé à la montagne de plateformes bas budget qui déboulent chaque semaine, Oakbound Quest se situe dans la tranche supérieure. Les ennemis n’ont pas un design renversant, les décors sont vraiment basiques, les fonds d’écran sont plats comme un pancake oublié sur la table, mais franchement, ça reste regardable. Pas de grimace, pas de souffrance oculaire. C’est déjà une victoire.

Je n’aime pas aiglounet

La bande-son joue elle aussi la carte de la nostalgie. Une bonne petite musique MIDI qui donne un coup de boost à l’action, ça passe crème. Par contre, les bruitages… disons qu’ils auraient aimé être aussi efficaces que la musique, mais ils tournent en boucle façon perroquet enrhumé. On aurait aimé un poil plus de variété pour accompagner nos sauts répétitifs et nos baffes pixelisées.

Côté gameplay, il y a du bon. Le personnage répond vite, il est vif, et rien que ça, dans un platformer, c’est la moitié du boulot d’accompli. Le double saut est efficace, le saut mural aussi, et dans l’ensemble, on ne se bat pas contre la maniabilité, ce qui est toujours agréable. On n’est pas au niveau des cadors du genre, mais Oakbound Quest se défend honorablement et se place là encore dans la moyenne haute des petits projets du même type.

Des pics, c’est à la mode

Les 10 niveaux s’enchaînent avec une difficulté qui monte tranquillement, sans jamais virer au supplice. Quelques secrets sont cachés ici et là, histoire de récompenser les curieux, même si ce n’est pas non plus un festival de surprises. Ça reste simple, carré, propre. Et puis cerise sur le gâteau: les 2000 G sont faciles à décrocher. Les amateurs de chasse rapide aux succès seront ravis d’ajouter ça à leur collection en une petite session.

En conclusion, Oakbound Quest est un petit jeu de plateforme qui fait le job, sans fioriture. Et c’est déjà pas mal !