Test de Once Upon a Jester – Les voleurs du Louvre

Sok et Jester, deux compères aussi farfelus que mal organisés, décident de se lancer dans un plan diaboliquement idiot : monter une troupe de théâtre itinérante pour infiltrer le château royal et voler un diamant. Rien que ça. Évidemment, rien ne se passe comme prévu. Entre improvisations absurdes, chansons spontanées et personnages qui semblent sortis d’un rêve fiévreux, Once Upon a Jester transforme une arnaque en un road trip théâtral complètement barré.

Combat d’épées

Dès les premières minutes, on comprend qu’on n’est pas dans un RPG classique, ni dans un jeu de gestion de troupe sérieuse : ici, tout repose sur la créativité, l’improvisation et l’amour du spectacle… ou du moins sur une version très approximative de tout ça. Chaque représentation se joue à coups de choix de dialogues et de petites QTE, et c’est souvent l’occasion de partir dans un délire total. Un sketch de viking romantique ? Un numéro musical à base de légumes chantants ? Tout est possible, et c’est justement ce qui fait le charme du jeu.

Beau costume

Visuellement, Once Upon a Jester opte pour une direction artistique mignonne et artisanale, presque comme un théâtre de marionnettes fait maison. Les décors sont colorés, les animations simples mais expressives, et l’ensemble dégage une chaleur rare. On sent que les développeurs ont mis du cœur (et un peu de colle à paillettes Kévin) dans chaque scène.

Petit tour de roue ?

Côté son, c’est une réussite totale : les doublages anglais sont excellents, les personnages débordent d’énergie, et la traduction française est de qualité, ce qui rend l’expérience encore plus savoureuse. Quant à la bande-son, elle est écrite et interprétée par les créateurs eux-mêmes, et ça s’entend. C’est entraînant, un peu loufoque, et parfois même émouvant. On en ressort avec quelques refrains qui collent à la tête, façon comédie musicale improvisée dans sa cuisine.

Excellent comédien le mort

La formule repose essentiellement sur la narration, donc pas de combats ni de gestion complexe ici : on avance de ville en ville, on monte sur scène, on fait rire (ou pas) le public, et on découvre peu à peu une histoire plus tendre qu’il n’y paraît. Car oui, derrière la comédie, le jeu parle aussi d’amitié, de liberté et de sincérité. Et mine de rien, ça touche juste. Côté durée de vie, comptez environ trois à quatre heures de jeu, ce qui est parfait pour ce format. Pas besoin d’étirer la sauce : le jeu sait quand baisser le rideau avant que le spectacle ne perde en rythme.

Alors non, Once Upon a Jester ne plaira pas à tout le monde. Certains trouveront l’humour trop absurde ou la jouabilité trop limitée. Mais si on accepte de se laisser embarquer dans cette histoire improbable, on passe un vrai bon moment.