Test de Onimusha: Way of the Sword – Un jeu affûté !

Voilà un jeu que j’attendais avec impatience : Onismusha: Way of the Sword ! Le jeu de Capcom a tout pour me faire vibrer. Déjà, c’est un jeu Onimusha, une saga que j’apprécie particulièrement pour ce côté aventure à la Resident Evil mais avec un sabre dans le Japon féodal. Vu que Resident Evil ou Devil May Cry ont le droit d’être bichonné, modernisé, j’attendais le tour d’Onimusha fébrilement. C’est chose faite et direction le 17ème siècle avec Miyamoto Musashi. Oui, le célèbre sabreur sera la star du jeu et c’est un personnage historique que l’on connaît bien tant il a vu sa vie adaptée en manga (comme Vagabond), livre (je vous conseille la Pierre et la Sabre) ou encore en film notamment avec le célèbre Toshiro Mifune qui prête ici ses traits au héros. Bref, c’est presque en kimono et avec un verre de saké à la main que je lance Onismusha: Way of the Sword !

Cela donne l’heure ce truc ?

Bienvenu donc dans le Kyoto façon surnaturel avec des démons de l’époque Edo. Musashi va être là pour faire le ménage et c’est parfait pour lui car on sait qu’il a passé quelques années sur les routes à parfaire ses techniques. D’ailleurs, au début du jeu, on le retrouve défiant toute une école de sabreur et la scène sera aussi amusante que grandiose. Mais pas de repos car alors qu’il se préparait à affronter Kojiro son rival, tout vire au combat contre les démons. Les choses tournent mal pour notre héros et sans trop vous en dire, le voilà avec un gantelet Oni et en quête pour sauver le monde malgré lui.  Onismusha: Way of the Sword va droit au but. On ne vient pas tourner autour du pot, le jeu (et le level design) est plutôt direct. C’est parfait car cela accentue la tension liée à l’intrigue et cela donne un jeu avec peu de répit. On a toujours un truc à trancher, un passage à trouver et tout cela se déroule sans accrocs. Même dans Kyoto où l’on peut se balader, tout est balisé pour aller faire dans l’efficace. Ça me va très bien et permet de garder notre sabre affûté !

Cette lame peut couper !

Surtout que techniquement, on sent l’attachement de Capcom a avoir un jeu plaisant mais ancré dans une certaine réalité. On le voit dans les lieux qui sentent bon la reconstitution historique. Le premier temple, après le tuto, on voit qu’ils l’ont bichonné et pour l’avoir visité, cela m’a rappelé quelques souvenirs. Notre héros a également été soigné pour que ses gestes aient l’air réalistes afin que les affrontements au sabre nous procure cette sensation de puissance et de plaisir de jeu. De même, pour l’anecdote, Mifune étant mort, Capcom a négocié plusieurs années avec Mifune Productions pour que l’utilisation de son image soit la plus fidèle et respectueuse possible. Et cela fonctionne, on a envie d’avancer dans le jeu, de découvrir les lieux, de voir Musashi en action en cinématique mais aussi pad à la main. Pour la bande son, c’est impeccable, j’ai opté pour les voix japonaise et j’ai eu l’impression de regarder un film d’épée japonais. Les musiques ont ce qu’il faut pour garder l’aventure en vie et donner envie d’avancer.

Kojiro me regarde bizarrement !

Pour le gameplay, Onismusha: Way of the Sword capitalise une fois de plus sur le combat à l’épée et avec un sabreur comme Musashi, nous ne sommes pas déçu. Son célèbre style à deux mains ne sera pas mis en avant puisqu’il a développé cela « plus tard » et ici, il est occupé à utiliser son gantelet qui, selon les orbes récupérés sur les ennemis va lui donner de la vie, de quoi augmenter ses capacités ou encore de quoi utiliser des armes de la muerte. La première capacité par exemple, il aura deux sortes de dagues pour faire un combo pas vilain. Mais qui dit Musashi et Mifune, dit aussi un côté très drama avec des parades, esquives et coups qui peuvent mener vers des exécutions qui seront aussi jouissives que visuelles. On sent le côté combat au sabre et les gestes sont précis, plaisants et ils ont juste ce qu’il faut de spectacle. Nous ne sommes pas avec un autre héros de Capcom, Dante, qui virevolte partout. Musashi se place pour être à bonne distance, il bloque, pare, esquive ou contre avec une précision jouissive. Le sentiment d’incarner Mifune dans un de ses films se fait sentir et on se verra utiliser une planche pour parer des flèches, utiliser un chariot pour faire le ménage avant de se placer comme il faut pour découper les ennemis et les finir avec un mouvement de sabre qui nous procurera une belle dose de plaisir.

Entrainement pour être un Jedi !

Si vous avez l’option Deluxe Potatoes du jeu, vous aurez du contenu digital pour admirer Musashi ou les musiques mais vous aurez aussi des apparences pour notre héros, son arme ou certains de ses alliés. De quoi avoir la classe à Dallas mais version Japon.

Difficile donc de râler devant ce nouvel Onismusha. C’est beau, plein de rythme et les combats sont un plaisir redoutable. Avec une grosse vingtaine d’heure au tableau pour sauver le monde, cet épisode marque le retour de la saga et à l’instar des autres productions de Capcom, c’est un retour gagnant.