Pathologic 3 ou comment je suis inquiet en voyant comment Riggs a rendu les armes devant le précédent opus et pourtant il est résistant en matière de jeu et encore plus sur les jeux narratifs et autres walking simulators ! J’ai même noté ce qu’il m’a dit : « j’avais pas aimé du tout le 2 alors on verra si le 3 va te faire aimer les choses ou pas ». Bon, le deux, c’était le deux, c’était là mais le 3ème épisode sera le bon (ou pas) !

Nous retrouvons notre bon docteur, il est un peu nervous breakdown mais rien de tel que de se rendre dans un bled paumé dans un train au confort rudimentaire pour aller mieux. Surtout que vous allez là-bas pour voir un homme prétendument immortel et qui a « construit » la ville et surtout un culte étrange ! Mais loin d’être attendu, vous débuterez par apprendre les rouages du jeu en cherchant vos valises dérobées par des gamins chelous ! Pathologic 3 veut poser une ambiance sombre, qui joue sur la peur et la folie. Notre avatar doit se maîtriser pour être opérationnel et ne pas succomber à l’apathie ou à la parano. L’idée n’est pas nouvelle mais cela peut être sympa, je me rappelle avec The Sinking City par exemple qui me baladait en mode enquête avec des choix à faire digne de Sherlock Holmes.

Sauf que dans Pathologic 3, le cahier des charges s’est arrêté au pitch. En effet, difficile d’entrer dans l’histoire vu le côté sans vie de la ville, des habitants, des chemins imposés… On dirait que l’on a commencé le développement, fait le design des lieux, posés les PNJ puis que l’on oublié d’animer tout ça. Ce n’est pas comme si Pathologic 3 brillait en plus par ses graphismes qui transpirent le manque de vie. De prime abord, si l’on regarde une image, on se dit pourquoi pas. Puis on voit le jeu en action et on comprend notre peine. Terne, caméra qui peine à bouger avec fluidité comme si notre personnage somnolait en disant : « je ne suis pas fatigué ».

Les musiques ne sont pas meilleures, souvent en retrait comme si elles n’osaient pas venir accompagner le jeu, elles seront oubliées aussi sec. Ce n’est pas si les dialogues étaient hyper présents car souvent, on va lire des petits textes où l’image en gros plan des personnages est aussi cireuse que datée. Le gameplay peine à suivre et Pathologic 3 est toujours mal à l’aise avec sa partie enquête/dialogue mal cadencée, sa partie exploration rigide et sa partie combat dispensable et ancrée dans une technique et une précision qui rendrait pacifique un fan de Doom !

J’ai voulu y croire en lançant le jeu car l’intrigue est intéressante et que certaines images donnaient envie mais l’ensemble peine à convaincre et on peine à accrocher malgré toute notre envie et un bol de café serré plein de sucre !