C’est l’histoire d’un gars, Dude, amateur de jambon (chacun ses passions), qui se fait enlever par des aliens. Classique. Et c’est sa copine, Gal, qui part le sauver en courant, sautant, et montant des dinosaures dans un monde préhistorique coloré. Ça pourrait ressembler à une relecture féministe de Joe & Mac, mais au final, on est plus proche d’un petit Mario du dimanche matin… en mode pixel cheap.

Côté gameplay, ça se manie pas trop mal : la demoiselle répond bien, les sauts sont précis, et il y a même une évolution du personnage à mesure qu’on avance. On peut choper des objets, grimper sur des dinos à la Yoshi, et affronter des ennemis variés. Enfin, variés… si on considère que le plus redoutable d’entre eux est un escargot qui te ruine en trois contacts. Mention spéciale au dinosaure qui crache des projectiles, mais qui disparaît à la moindre bise d’un gastéropode. Écologie mal placée ? Sûrement.

Les graphismes ? Typiques d’un jeu estampillé Ratalaika Games : du pixel art 8-bit qui fait le taf sans grande ambition, avec des couleurs bien pétantes pour masquer le manque d’inspiration. L’univers est divisé en quatre mondes, et même si l’idée est de varier les ambiances, on finit surtout par se perdre dans un level design parfois bancal. Certains chemins semblent mener nulle part, d’autres sont de vrais labyrinthes façon « plateforme au petit bonheur la chance ».

Côté ambiance sonore, c’est dansable à défaut d’être mémorable. La musique est une boucle unique qui ne dérange pas, mais qu’on oublierait plus vite qu’un mot de passe Wi-Fi mal tapé. Pareil pour les bruitages : fonctionnels, sans saveur. On ne grimace pas, mais on n’en fredonnera pas un air sous la douche non plus.

En conclusion, Prehistoric Gal, c’est un peu la préhistoire du jeu de plateforme. Avec ses choix discutables et son bestiaire improbable, il se laisse jouer sans douleur, mais on l’oublie aussi vite qu’un dinosaure écrasé par un escargot.