Test de Prison Alone – L’ennui derrière les barreaux

Dans Prison Alone, vous êtes coincé dans une prison déserte où, forcément, des choses étranges se passent (comme par exemple avoir acheté ce jeu). Pas de gardiens pour surveiller, pas de prisonniers pour faire du grabuge, juste vous, une lampe torche et l’espoir de sortir vivant. Le concept : explorer, résoudre des énigmes et sentir la tension monter… sur le papier. Parce qu’en vrai, c’est plutôt une marche digestive entre deux couloirs sombres.

Le couloir de la mort

Le gameplay est aussi minimaliste qu’un parloir un lundi matin : impossible de courir, on ne fait que marcher, activer des portes ou ramasser des objets avec une touche, et allumer/éteindre sa lampe torche avec une autre. C’est simple à prendre en main, mais quand il faut traverser la prison 15 fois pour trouver des lettres ou une cellule cachée, on a vite l’impression de faire un tour guidé par le fantôme d’un gardien en pré-retraite. L’exploration devient donc vite laborieuse, et l’absence de sprint transforme chaque aller-retour en véritable peine de prison.

Des énigmes niveau CE2

L’ambiance, elle, sauve un peu les meubles au départ. Les premières minutes instaurent un petit malaise appréciable. Mais rapidement, la tension retombe : les couloirs sombres et les créatures bizarres sont plus dérangeants qu’effrayants. On nous promettait du “sans jumpscare” pour une peur plus psychologique, mais la sauce ne prend jamais vraiment. Résultat : on marche, on ouvre des portes, on meurt en choisissant une mauvaise sortie… et on recommence, blasé, en se souvenant qu’on ne peut même pas accélérer le pas.

C’est vide ici

Graphiquement, c’est correct sans plus. Le noir omniprésent sert clairement à masquer des textures pauvres et des décors peu détaillés. L’ambiance sonore, elle, fait le minimum syndical : une musique qui boucle sur trois notes et des bruitages sporadiques. Ça fonctionne pour un temps, mais ça finit par lasser, comme tout le reste.

En deux heures à peine, on boucle le jeu et on rafle tous les succès. Certains runs peuvent même se terminer plus vite encore… mais si vous choisissez la mauvaise issue, c’est retour à la case départ. Pour ne rien arranger, le jeu n’est pas traduit en français. Heureusement, vu le peu de texte, ce n’est pas un obstacle majeur.

La lampe torche qui nous sauve un peu du noir

Prison Alone est un jeu qui ne va pas vous bouleverser. Peu palpitant, mou du genou, pas flippant, bref, je pense qu’il loupe le coche sur ce qu’il voulait proposer. Pas pourri, mais mauvais quand même. À ce compte-là, autant aller marcher dans un couloir sombre IRL avec une lampe torche : ce sera plus effrayant… et plus sportif.