Promise Mascot Agency est un jeu de Kaizen Game Works Limited que je ne connais absolument pas mais qui est sorti en ce début d’avril. Rien que l’image, ça m’a donné envie et Riggs a soulevé un sourcil en disant : « Un jeu complètement WTF ! Je te laisse découvrir ». Il savait que c’était ma came : du n’importe quoi avec des Yakuzas. Mais nous ne sommes pas dans Like a Dragon ici !
Nous découvrons alors Michi, le « janitor » comme on l’appelle, le nettoyeur ! La version Yakuza de Jean Reno en quelque sorte mais avec un balai et sans wasabi. Michi devait escorter une grosse somme d’argent avec son protégé mais lors d’une embuscade, il laisse filer l’argent pour sauver sa recrue favorite. Déshonorant le clan, il offre une phalange mais surtout sa vie. Du moins c’est ce qu’il fait croire avec les grosses têtes du clan. Il va devoir se racheter et rembourser sa dette en allant dans un bled paumé pour relancer une agence de mascotte lamentablement tenue par un membre du clan Pinkie le doigt coupé géant. Et oui, les mascottes sont ces espèces de personnages géants que l’on peut croiser à l’occasion. Sauf qu’ici, personne dans le costume, c’est un véritable personnage !

Vous avez senti le pitch partir en vrille ? Oui ? Ce n’est que le début ! Dans la ville paumé, on va donc gérer les contrats de travail de nos mascottes, embauché des super-héros pour les protéger de faire tout un tas d’activités farfelues. Le jeu joue le n’importe quoi à fond ! Dès le début du jeu, avec les personnages exagéré et le père de Pinkie (un doigt coupé géant avec des abdos (si si)), ça sentait le nawak. Un côté No More Heroes X Like a Dragon sous drogue.

Alors la partie dialogue avec les personnages dessinés, c’est cool, ça a de la gueule ! Pareil pour la gestion avec la négociation des contrats façon fufu la moquette et avec des contrats que seul Théo a signé chez nous (on a dû faire péter les Asahi 50 pour les autres). On sent que c’est nawak et ça fait plaisir car on ne s’ennuie pas une seule seconde dans Promise Mascot Agency.

Par contre, au-delà d’accepter le concept complètement timbré du jeu, il faut aussi se dire que le jeu est moche hors des dialogues et des écrans de gestion. La « balade » en ville semble être un croisement entre un vieux moteur de GTA3 et le brouillard de la N64 ! Alors la conduite n’est pas trop pétée, ça reste arcade et facile mais visuellement, c’est tout moche. Le côté ville hantée et maudite ne justifie pas tout mais on va dire que vu le niveau nawak du jeu, c’est moche mais on comprend. Pour les musiques, nous avons un best of des meilleures ziks d’ascenseur mais bizarrement, ça donne un côté relaxant qui colle à l’univers barré du jeu.

On peut également considéré que je suis moi-même bizarre mais Promise Mascot Agency est un OVNI qui prouve que la technique n’est pas tout et qu’une bonne DA, une bonne ambiance et une originalité peuvent plaire.
