Ramp Car Racing, c’est un peu comme si un développeur s’était dit : “Et si on prenait Trials HD… mais avec quatre roues, moins de précision et un budget qui tiendrait dans un pot de yaourt ?” Résultat : un jeu de « plateforme »… en voiture, où l’on enchaîne rampes, sauts, zigzags et autres cascades improbables, le tout en essayant de ne pas finir dans le décor comme un vieux jouet Hot Wheels.

La première bonne surprise, c’est le contenu. Il y a des tonnes de niveaux, et pas juste des copier-coller : certaines épreuves sont des duels contre un adversaire, d’autres jouent sur des obstacles variés, et on sent qu’il y a eu un effort pour ne pas simplement répéter la même piste à l’infini. Les checkpoints sont là pour éviter la crise de nerfs, et la prise en main est simple comme bonjour — on accélère, on freine, on saute, et c’est à peu près tout.

En revanche, si vous cherchez une physique ultra-précise à la Trials HD, passez votre chemin. Ici, les réceptions sont ultra-tolérantes. On peut atterrir de travers, sur trois roues, voire sur le toit pendant une demi-seconde… et repartir comme si de rien n’était. C’est fun, mais ça enlève une partie du challenge technique.
Graphiquement, on se croirait devant un jeu Nintendo 64 à qui on aurait offert un petit coup de polish pour effacer le brouillard d’époque. Ce n’est pas moche, mais clairement pas de quoi faire rêver un joueur exigeant. Côté son, par contre, c’est le naufrage : une musique métal random sur le menu, puis des bruitages tellement affreux qu’on se demande si le sound designer n’a pas enregistré ça avec un aspirateur. Cela casse vraiment les oreilles à la moindre explosion.

Il y a un petit côté progression classique : on débloque les niveaux en récoltant des étoiles, on achète ou améliore des voitures pour atteindre certains objectifs… rien de révolutionnaire, mais ça fait le job. Et pour les chasseurs de succès, le 1000G se ramasse en dix minutes chrono, montre en main.
Au final, Ramp Car Racing est un petit jeu qui ne fera pas de mal au joueur qui s’y plongera. C’est clairement du low cost, mais pas désagréable pour autant — un peu comme un fast-food pas cher : on sait que ce n’est pas de la grande cuisine, mais sur le moment, ça cale.
