Test de Reanimal : The Prisoner – Tarsier Studio à son prime ?

Quand j’ai vu le THQ Nordic Showcase et qu’ils ont évoqué l’imminence du DLC The Prisoner de Reanimal, j’ai eu hâte de retourner dans ce cauchemar. Ici je me suis retrouvé enfermer dans une ville ravagée par la guerre avec deux nouveaux enfants essayant de survivre. Le résultat ? Une nouvelle plongée dans un univers aussi sombre que magnifique, où chaque bâtiment abandonné, chaque silhouette et chaque bruit lointain peuvent annoncer le pire.

The Prisoner reprend la formule de l’aventure principale avec de l’exploration, des énigmes, de la coopération et des séquences de fuite. Rien de révolutionnaire, mais tout fonctionne toujours aussi bien. Le duo formé par le Soldat et le Prisonnier apporte une nouvelle dynamique, tandis que l’histoire se dévoile encore une fois à travers les décors, les objets et les situations plutôt que par de longues explications.

Visuellement, c’est superbe. Les ruines, les jeux de lumière et les créatures déformées composent des tableaux macabres qui donnent envie d’avancer autant qu’ils donnent envie de faire demi-tour. L’ambiance sonore n’est pas en reste : un bruit dans le lointain, une porte qui grince ou quelques pas derrière nous suffisent à installer une tension permanente.

Le principal défaut reste la durée de vie, avec une aventure qui se termine en seulement une heure et demie. La difficulté aurait également pu être un peu plus relevée, certaines menaces n’étant pas suffisamment exploitées. Mais difficile de lui en vouloir complètement, car The Prisoner ressemble surtout au premier chapitre d’une histoire plus vaste.

J’ai adoré ce DLC. Il est beau, inquiétant et suffisamment mystérieux pour donner envie de découvrir la suite. Ce n’est pas encore une aventure complète, mais c’est une excellente mise en bouche, qui annonce une trilogie de DLC particulièrement prometteuse. Reanimal n’a pas fini de nous faire cauchemarder.

Et en bonus, notre avis en vidéo