Test de Red Pippy – Jaune saignant !

Red Pippy est un jeu de plateforme 2D en pixel art qui nous met dans les plumes d’un petit oiseau rouge bien décidé à réaliser son rêve ultime : apprendre à voler. Niveau après niveau, Pippy traverse des environnements colorés, évite pièges et ennemis, et débloque de nouvelles capacités pour progresser vers les cieux. Une aventure mignonne sur le papier, qui mise sur la persévérance et l’apprentissage progressif, le tout étalé sur une soixantaine de niveaux.

Mario ?

Visuellement, on est en terrain ultra connu. Red Pippy coche toutes les cases du pixel art 8 bits à la sauce Ratalaika. C’est propre, lisible, mais aussi très générique. Rien de choquant, rien d’inspiré non plus. On a clairement l’impression d’avoir déjà vu ce jeu dix fois ailleurs, avec les mêmes couleurs, les mêmes sprites et la même personnalité graphique un peu fade.

Côté gameplay, la formule est simple : un saut, un planage à gérer pour se poser correctement sur les plateformes, et éviter soigneusement pièges et ennemis. Les contrôles répondent plutôt bien, l’oiseau est maniable et précis, ce qui est indispensable dans un jeu de ce genre. Sur ce point, rien à dire, ça fait le boulot sans broncher.

Il me fait le gros œil

Là où ça se complique, c’est dans le level design. Certains niveaux donnent clairement l’impression de ne pas avoir été testés jusqu’au bout, notamment ceux avec des caisses à pousser. Le moindre faux mouvement peut bloquer définitivement la situation, car tout se joue au pixel près. Résultat : on recommence, pas parce qu’on a mal joué, mais parce que le jeu a décidé de nous coincer dans un coin. Et ça, ça fait grincer des dents.

La bande-son, elle, n’aide clairement pas à faire passer la pilule. Une musique qui boucle encore et encore, avec un rendu qui évoque un vieux Nokia 3310 en pleine crise existentielle. C’est répétitif, énervant, et on coupe rapidement le son pour préserver sa santé mentale. Dommage, car un bon accompagnement sonore aurait pu rendre l’expérience un peu plus agréable.

La tête en bas

Heureusement, Red Pippy tente de se rattraper avec une progression plutôt bien pensée. De nouvelles capacités viennent enrichir le gameplay au fil de l’aventure, ce qui apporte un minimum de variété et renouvelle les situations. Sur ce point, le jeu s’en sort mieux que beaucoup de plateformers 2D basiques du store, souvent figés dans une seule mécanique du début à la fin.

Taummax en action

Au final, Red Pippy est un jeu plutôt varié dans son approche, avec pas mal d’ajouts de gameplay au fil des 60 niveaux. Mais voilà, c’est plutôt vilain, avec une musique énervante et surtout une absence totale de fun qui finit par plomber l’ensemble. Dommage.