Test de Resident Evil Requiem – Une claque de zombie dans la tronche

En 2026, on fête les 30 ans de Resident Evil (et les 25 ans de Xbox, mais c’est un autre sujet). Il fallait donc marquer le coup avec un nouveau Resident Evil, et tant qu’à faire, un bon épisode. Et bien, Capcom a réussi le pari avec un Resident Evil Requiem très réussi que j’ai vraiment adoré. Après un Resident Evil 7 qui avait su moderniser la licence avec brio et un Resident Evil Village bien nerveux, voici donc Resident Evil Requiem, une histoire qui se dévoile à travers deux personnages principaux : ce bon vieux Leon, toujours aussi badasse et charismatique, et Grace, qui va découvrir des horreurs dont elle n’était clairement pas prête à faire l’expérience. Il est à noter que Capcom a eu la bonne idée de proposer deux styles de gameplay : TPS et FPS, en recommandant la vue FPS (à la Resident Evil 7) pour les phases plus stressantes avec Grace, et le TPS pour les passages plus bourrins avec Leon. Et pour info, on peut faire tout le jeu dans la vue de son choix.

Grace, qui aurait aimé éviter d’être là

Déjà, parlons de l’histoire. Elle est très bien écrite, bien rythmée, et on en prend plein la tronche du début à la fin. Le fan service est présent, sans être envahissant, et je ne veux pas trop en dire mais il y a de très belles surprises. Même sans cela, les personnages sont attachants : Grace est un excellent personnage féminin, on vit ses épreuves avec elle, et ses phases de jeu sont suffisamment stressantes pour que chaque rencontre devienne potentiellement mortelle. Quant à Leon, plus besoin de le présenter, et dans cet épisode, il est juste incroyable. Les personnages secondaires sont également réussis, les méchants sont vraiment méchants, les monstres sont monstrueux… bref, c’est un véritable roller coaster du survival horror XXL.

Leon qui va venir finir le boulot

Au niveau des graphismes, c’est un festival d’ombres malsaines, de couloirs serrés et de zombies qui semblent avoir pris des cours de décomposition avancée. Le RE Engine continue de montrer qui est le patron, avec un éclairage tellement bon qu’on hésite parfois à vérifier derrière soi, juste au cas où. Les visages sont expressifs, crédibles, et même la moindre flaque d’eau semble te murmurer que tu n’aurais jamais dû sortir de chez toi aujourd’hui. Les environnements sont tellement détaillés qu’on jurerait que Capcom a enfermé un designer fou dans un sous-sol en lui montrant trois saisons de True Detective pour s’inspirer. Le rendu global sur Xbox Series X est propre, net, glaçant et parfois tellement réaliste qu’on a l’impression que même la console transpire.

Leon arrive en Porsche, oui monsieur

Concernant le gameplay, il repose sur une alternance vraiment bien pensée entre Grace en mode panique permanente et Leon en version « j’ai déjà survécu à assez d’apocalypses pour ne plus avoir peur de grand-chose ». Grace évolue dans des séquences ultra stressantes, où les munitions sont aussi rares qu’un zombie qui marche droit. On doit se faufiler, bricoler, économiser chaque balle, et parfois simplement courir comme si notre vie dépendait d’un abonnement à la salle. À l’inverse, Leon revient en champion du punching-ball infecté avec son shotgun, sa hache et son expérience de vétéran. L’alternance donne un rythme quasi parfait et offre l’impression de jouer à deux jeux différents sans jamais perdre la cohérence globale. 

Ambiance macabre

Pour la bande-son, on est servis: musiques angoissantes, violons crispants, respirations dégueulasses sorties de nulle part, bref, le cocktail idéal pour faire monter la pression. On entend tout: la moindre planche qui craque, la moindre silhouette qui traîne encore un peu de lucidité dans son râle. Et les voix françaises font le job avec une énergie impressionnante, sans la moindre fausse note. On reconnaît la patte de Capcom, entre sound design chirurgical et montées en tension façon film d’horreur où tu sais que quelque chose va arriver… mais pas quand. Mention spéciale à certains zombies qui semblent avoir appris leurs gémissements dans une école de théâtre spécialisée dans le malaise sonore: bravo les artistes.

Un méchant charismatique

Capcom nous propose plusieurs modes de difficulté : le mode Facile évite que les choses ne deviennent trop éprouvantes et permet de profiter davantage de l’histoire, tandis que le mode Standard se divise en deux options supplémentaires. Moderne offre une expérience équilibrée, et Classic ramène les célèbres rubans d’encre pour des sauvegardes limitées, accompagnés de quelques ajustements qui devraient faire sourire les fans de longue date.

On s’y croirait

Concernant la durée de vie, il m’a fallu un peu moins de 11 heures pour venir à bout de l’aventure, sans rusher et en prenant le temps d’explorer chaque recoin pour chasser les statuettes de Raccoon et refaire le plein de munitions comme un survivaliste parano. Le rythme est tendu du début à la fin, sans ventre mou ni chapitres ennuyeux. Les bonus à débloquer ajoutent une couche supplémentaire de plaisir pour ceux qui aiment fouiller ce genre d’univers. On tient là un équilibre très réussi entre intensité, exploration, tension et récompenses. 

Au final, Resident Evil Requiem est un excellent jeu. Un épisode de très grande qualité, sans doute l’un des meilleurs d’ailleurs. La réalisation soignée, l’histoire captivante, les personnages attachants, le gameplay FPS/TPS, les décors, la bande-son… tout est réuni pour passer un moment exceptionnel. Reviens, Leon, j’ai un hit à la maison !