River City Saga Journey to the West est un titre à rallonge pour dire que River City revient et que nous changeons le paysage pour aller tâter du Roi Singe. River City est une saga de beat’em up bien connue car elle rode sur nos consoles depuis 1986. Kunio est un petit rebelle bagarreur culte pour les amateurs de baston même s’il a davantage d’aura sur ses terres nippones d’origine qu’ici en raison de l’histoire de sa distribution. Mais il représente et sa variante féminine : River City Girls est appréciée chez nous et notamment par notre spécialiste des jupes et des coups de pieds retournés : Jingoro (son test de l’épisode 2 ici). Les fans ont déjà eu une version 3 Royaumes de Kunio et j’ai bien envie d’aller y jouer. Mais en attendant, place à un autre monument de la littérature chinoise que j’apprécie particulièrement Sun Wukong ! Ici, nous sommes sur un test Switch, sur du OrNot et lorsque je joue sur la console de Nintendo, je suis à 99% en mode nomade. Voilà pour l’intro et les conditions de test !
River City Saga Journey to the West nous place dans la quête du sage Sanzang et des trois gardes du corps : Sun Wukong, Zhu Bajie et Sha Wujing afin de trouver les sutras. 3000 pages (j’ai arrêté de compter à 3000) d’aventures rocambolesques où Sun Wukong a quand même la vedette (la première partie du livre est dédiée à son histoire avant sa rencontre avec le sage) et tout ça nous a donné moults adaptations en films, séries ou dérivés à l’instar de Dragon Ball (Goku étant Wukong, Bulma est Sanzang, etc.) Ici, quatre chapitres qui seront des moments phares du livre mais on aurait pu aisément avoir droit à 10 fois plus car si l’on a quelques méchants emblématiques comme les démons d’or et d’argent, Heifeng Guai ou encore Garçon Rouge. Les moments sont rigolos, fidèles globalement au récit mais adapté à l’esprit River City. On notera l’adaptation du look des personnages au thème et lors des dialogues, on aura le nom des personnages de River City entre parenthèses.

Quatre chapitres, c’est court car nous sommes dans un beat’em up et cela dure rarement longtemps sauf si l’on parle Musou. Mais aussi parce que nous sommes dans un beat’em up sauce roguelite. Car River City Saga Journey to the West est un jeu de baston avec du rogue. Donc il faut s’attendre à bouffer du sable et du sang surtout contre les boss. Cependant, si le genre vous fait un peu peur mais que vous voulez kiffer la baston, vous pouvez altérer les dégâts reçus ou envoyés pour atténuer (ou augmenter) la difficulté. J’ai opté pour réduire la difficulté après mon premier run pour mieux profiter de l’humour du jeu et de me faire zizir dans les bastons. Le genre baston et roguelite passe bien à l’instar d’un Hadès ou d’un Tortue Ninja mais ici, on aura le côté vue de côté typique d’un beat’em up à l’ancienne.

Switch ou pas, River City Saga Journey to the West est un petit jeu old school en pixels où hors mis dans les dialogues où l’on voit des dessins modernes et rigolos, nous sommes dans un jeu où les personnages ressemblent aux joueurs du jeu World Cup sur Nes mais dans un cadre bastonnade. C’est old school mais le jeu a quand même bossé son truc et le cadre, les niveaux ou les personnages sont dans le thème. Idem pour les musiques qui font aventures chinoises en midi. Elles ont la pêche et elles ne m’ont jamais cassé les oreilles.
Pour le gameplay, nous avons du beat’em up où l’on a donc coups rapides, coups puissants, coups magiques mais aussi esquive (pratique dans un roguelite et contre les boss) et pouvoir ultime. Petit bémol sur le coup « ultime » qui n’est pas si transcendant que cela même boosté à fond. En effet, un chapitre est composé d’étapes ou stages où l’on tape des ennemis. A la fin de la baston, je peux choisir entre des ressources permettant de débloquer des capacités ou d’en améliorer ou bien de débloquer des talismans pour avoir des bonus ou encore d’avoir d’autres capacités. Par exemple, j’ai troqué l’extension de bâton contre l’utilisation d’un super pet digne d’un South Park. Une arme au comique éprouvé si l’en est. Côté personnage, on aura les trois gardes de Sanzang et chacun se jouera un peu différemment. Wukong est le personnage de base et sa vitesse, ses pouvoirs font de lui un bon point de départ. En tant que fan du personnage et de singe, il a été mon personnage de base. Bajie est le Mr.Muscle du groupe et il tape fort. Moins mobile, il compense par sa force et ses blocs. Wujing sera le gars à distance et on enverra joyeusement quelques attaques de loin. Pratique pour rester loin des vagues ennemies qui sont aussi nombreuses qu’agressives.
Car River City Saga Journey to the West n’est pas un jeu facile de base. J’étais content d’avoir baissé l’efficacité des ennemis car parfois, c’était tendu. Idem pour certains boss qui ne font pas dans le détail et sont à la hauteur de leur réputation comme Nezha.
Mais avec son côté rigolo et accessible, j’aime aller me bastonner dans River City Saga Journey to the West et varier les runs avec les différents héros selon mes envies. Une aventure pleine de vie !
