Test de Slime Color – La lenteur pour faire place à la couleur

Le concept est vieux comme le monde (ou au moins aussi vieux que Drucker Jingoro) : vous contrôlez une petite boule de slime et vous devez ouvrir des portes dans le bon timing. Le twist ? Il n’y en a pas. C’est le genre de puzzle qui demande d’être quelqu’un de patient.

Le gameplay est aussi fluide qu’une plaque de verglas. La courbe de difficulté est plutôt bien dosée : ça commence tranquillement pour vous mettre en confiance, puis les niveaux deviennent de véritables casses-têtes. Ce n’est pas le jeu le plus original de la création, mais il est d’une lenteur…

Côté visuel, Slime Color ne va pas faire cracher ses poumons à votre Xbox Series. C’est du minimalisme pur : des fonds unis, des blocs et des slimes qui ont des petites bouilles plutôt mignonnes. C’est pas super propre, c’est lisible et les couleurs pétillantes donnent un côté « bonbon » pas désagréable. La bande-son est discrète, elle est là pour meubler le silence pendant que vous fixez l’écran en vous demandant pourquoi vous avez envoyé le slime bleu à gauche au lieu de le mettre en haut.

Pour le prix d’un café, Slime Color offre exactement ce qu’on attend de lui : quelques heures de réflexion sans prise de tête. On n’est pas sur une expérience transcendante, mais c’est un petit jeu honnête qui remplit bien les trous dans l’emploi du temps d’un gamer. On apprécie la simplicité et le fait que le jeu ne cherche pas à nous noyer sous des menus complexes ou des micro-transactions inutiles.

Au final, c’est un titre « entre-deux » qui fait le job avec le sourire. Ce n’est pas l’aventure de l’année, mais c’est nettement plus divertissant que de lire du texte sur une planche de surf imaginaire. Un puzzle-game honnête, coloré et satisfaisant pour les amateurs du genre.