Sovereign Syndicate, le genre de jeu qui me donne envie et comme dirait Riggs : « Un RPG steampunk à l’ère victorienne se jouant avec des cartes de tarot ». Que des ingrédients que j’apprécie et si vous nous suivez, vous savez que j’apprécie les RPG, le côté Steampunk et que j’ai un nombre d’heures de vol non négligeable en matière de tarot. Attendez… après examen, il apparaît que l’on parle des cartes de tarot « divinatoire »… Bon, là, je connais grâce à JoJo’s Bizarre Adventure car bon, le côté lecture des cartes, à part pour me marrer quand je vais sur la chaîne Astro… Bref, je me tais, je me lance car je vois un nain avec une belle barbe sur les premières images !

Mais ce n’est pas tout ! Dans ce jeu, nous sommes bien en plein monde steampunk, en pleine ambiance victorienne et avec une touche de fantaisie car nains, minotaures, centaures et autres sont de la partie. Nous allons suivre trois héros qui vont se retrouver mêlés à des événements qui les dépassent mais auxquels ils semblent s’être préparer toute leur vie sans le savoir. On a donc un minotaure qui a grandit en orphelinat, qui a été poussé à survivre dans les rues, une belle courtisane qui sait manier diplomatie et charme et le nain, qui autant de gouaille que de talent en ingénierie. L’intrigue est sympa et on sent l’ambiance bien présente.

Nous aurons plein de dialogue pour poser tout ça et Sovereign Syndicate est un jeu où il faudra lire pas mal et faire des choix. C’est vrai que nous n’aurons pas toujours une pluie de conséquences à nos choix mais on se sent pleinement acteur du jeu. Sauf qu’il faudra parler anglais car Sovereign Syndicate n’a pas de texte français à l’heure de ces lignes. Dommage quand on voit l’univers mais aussi la lecture qui nous attend car ce n’est pas le genre de jeu où les dialogues ne comptent pas.

Pour le reste, on déplace nos héros, on explore et on entre dans des moments de dialogues, de combat ou autres. Et là, les choix de personnalité que nous aurons fait au préalable lors de la présentation de notre héros vont jouer un rôle. Sans compter que nos choix vont faire grandir ces tendances. Par exemple, pour mon minotaure, j’ai opté pour la discipline, le contrôle plutôt que l’instinct animal. Cela m’a permis de déjouer avec subtilité les choses, de choisir la parole avec succès plutôt que de rentrer dans le tas.

Alors, c’est vrai que de prime abord, on ne comprend pas toujours bien comment fonctionne tout ça car la personnalité et les choix s’alignent également sur les cartes du tarot et donne plus ou moins d’avantages. Mais en jouant ses perso, selon nos choix, on tombe assez vite sur nos pattes. Techniquement, nous avons cette vue du dessus à l’ancienne comme sur un Disco Elysium (voir ici), je cite ce jeu car Sovereign Syndicate a également ce côté personnalité des héros, exploration et dialogue même si, ici, le jeu sera moins sévère et que nous avancerons à un rythme régulier sans bloquer particulièrement.

C’est grosso modo, une aventure sympathique de 8-10h qui nous attend et c’est bien. Le jeu n’en fait pas trop et il nous donne l’impression de choisir et de façonner nos héros. Avec son ambiance, il saura plaire aux amateurs d’histoire qui ont des choses à dire et à nous faire lire.