Test de Star Station Frontier – Renvoyez à la frontière

Dans Star Station Frontier, vous incarnez un petit robot de maintenance nommé F580-T, seul espoir d’une station spatiale attaquée par des aliens pas très amicaux. Votre mission : scanner des interrupteurs, ouvrir des passages et sauver un équipage coincé derrière un système de sécurité. Dit comme ça, on imagine un petit puzzle-platformer spatial sympa. En pratique, on est plutôt face à un naufrage intergalactique.

Notre perso est vraiment trop gros à l’écran

Dès les premières secondes, la déception visuelle frappe plus fort qu’une comète dans un hublot. Le pixel-art, censé évoquer le charme rétro, ressemble ici à un dessin mal compressé sous Paint 95. Les sprites sont tellement énormes qu’on se croirait scotché à l’écran, à deux centimètres de la vitre. Résultat : on ne distingue jamais correctement le décor, ce qui est presque une bénédiction tant les niveaux sont vides et sans âme. Et puis ces fameux pièges camouflés dans le décor… une vraie blague. On saute confiant, et paf, mort sur un pic invisible ou presque. Merci pour le fun, capitaine.

A gauche des pics, et là encore c’est visible par rapport à d’autres niveaux

Le gameplay, lui, est un autre chantier. Le robot a la légèreté d’un frigo américain et la grâce d’un aspirateur en panne. Il ne peut que sauter et “scanner” des objets pour débloquer la suite. Ce fameux scan, censé ajouter un brin de réflexion, casse complètement le rythme. Déjà qu’on s’ennuie ferme, il fallait en plus qu’on s’arrête tous les deux mètres pour attendre une animation interminable. Le triple saut censé dynamiser tout ça n’aide en rien : c’est plus un triple calvaire qu’autre chose.

Côté ambiance sonore, préparez-vous à une agression auditive. Les musiques évoquent les heures sombres du fichier MIDI, avec des sonorités de synthé cheap dignes d’un vieux jeu Flash des années 2000. Les bruitages, eux, oscillent entre le fade et le franchement irritant. On dirait que le mixage a été fait dans une boîte de conserve en orbite.

La fin des haricots

Et le contenu ? Autant dire qu’on ne risque pas l’overdose. Quelques dizaines de niveaux sans imagination, vite faits, mal fichus, et oubliés aussitôt terminés. Aucune nouveauté, aucun twist, juste un enchaînement monotone de plateformes et d’interrupteurs.

Le seul argument qu’on pourrait concéder à Star Station Frontier, c’est pour le Gscore. Les 1000G tombent en un éclair, un peu comme la patience du joueur. C’est probablement le seul moment de satisfaction qu’on aura avec ce jeu.

Ca va lui péter à la gueule

En conclusion, Star Station Frontier coche toutes les cases du mauvais délire : graphismes laids, gameplay pataud, musiques insupportables et niveaux oubliables. Et le coup du scan a fini de me terminer. Bref, à éviter même pour chopper 1000G facilement.