Test de Super Mining Mechs – Retour à la mine

Après avoir épuisé les ressources de notre chère planète bleue, il fallait bien aller voir ailleurs pour satisfaire nos appétits de foreurs. Et c’est exactement ce que propose Super Mining Mechs, suite directe du déjà très efficace Mining Mechs. On prend le même concept, on graisse un peu les engrenages, on ajoute quelques boulons narratifs, et hop : une nouvelle expédition minière sur une planète inconnue, remplie de trésors, de dangers et de dialogues pleins d’humour.

On prend les mêmes et on creuse

Dès les premières minutes, la sensation de déjà-vu est évidente mais c’est plutôt une bonne chose. On retrouve ce mélange de Dig Dug et de gestion de ressources, dans un univers rétro où creuser n’est pas seulement un passe-temps, mais un vrai business intergalactique. On creuse, on récolte, on revend, et on recommence, le tout en améliorant notre cher mécha, véritable star du jeu. Les développeurs ont même pris la peine d’ajouter un semblant de scénario (si si !) et, cerise sur le minerai, tout est intégralement en français. Un petit luxe bienvenu pour un jeu du genre.

On peut s’améliorer

Votre machine, c’est un peu votre meilleur pote : au début pataude et limitée, elle devient au fil des missions un monstre de technologie capable de descendre toujours plus bas, plus vite et avec plus de classe. Les améliorations sont nombreuses — moteur, réservoir, foreuse, stockage — et le sentiment de progression est bien présent. Mieux encore, plusieurs modèles de méchas sont disponibles, chacun avec sa personnalité mécanique. Certains misent sur la vitesse, d’autres sur la capacité de stockage, et il faut parfois choisir entre l’efficacité et la robustesse.

Cela reste mignon malgré le pixel art limité

Une belle trouvaille du jeu, c’est le système de canalisations. Ces tuyaux permettent d’automatiser partiellement la récupération des ressources. Rien de bien sorcier : il faut creuser jusqu’à relier les points et poser les conduits pour transférer les matériaux. C’est simple, ingénieux, et ça donne un côté presque industriel à l’ensemble. On se surprend vite à planifier nos tunnels comme un architecte du sous-sol — ou un plombier très ambitieux.

Côté gadgets, Super Mining Mechs sait aussi se renouveler. Dynamite, bombes, téléporteurs… tout est bon pour faciliter la vie à plusieurs centaines de mètres sous terre. Les téléporteurs, en particulier, sont une bénédiction : ils évitent de se retaper la longue remontée en mode hélicoptère, parfois un peu mollassonne. Ce petit confort n’a pas de prix (enfin si, mais il est payable en minerais).

On peut avoir une barbe

Techniquement, le jeu reste fidèle à lui-même : un pixel-art clair et coloré, des animations fluides, et une bande-son qui ne révolutionne rien mais remplit parfaitement son rôle. Les musiques en boucle finissent par se graver dans le crâne, mais difficile de leur en vouloir : elles motivent presque autant qu’une prime de mission. Quant à la maniabilité, elle est simple, efficace, sans chichis. Trois directions de creusage, un bouton pour remonter, et voilà, c’est tout. Parfois, la simplicité a du bon.

Au final, Super Mining Mechs est une suite toujours aussi sympa et étonnamment addictive. C’est le genre de titre qu’on lance en se disant “mouais”, et qu’on quitte une heure plus tard en se demandant comment on a pu creuser aussi longtemps sans s’en rendre compte.