Test de The Blood of Dawnwalker – A croquer !

Voilà un jeu qui me faisait un peu de l’œil. Blood of the Dawnwalker est un jeu des studios Rebel Wolves. Pour ceux qui l’ignorent, on retrouve à la tête Konrad Tomaszkiewicz entouré de son frère, de Sadowski, Szamalek ou encore Gawel. Des noms qui parlent forcément aux amoureux de the Witcher 3. Et c’est vrai qu’après quelques minutes de jeu, difficile de ne pas voir l’influence de Geralt sur Blood of the Dawnwalker. Mais est-ce que l’élève dépasse le maître ? Est-ce que cela ne vient pas alourdir le jeu d’un poids et d’une pression dont il se serait passé ?

Coen prêt pour le homerun !

A l’instar de Geralt, on va se rendre dans l’Europe du moyen-âge et dans l’Europe de l’est. Ici, une région nommé Vale Sangora est au cœur du jeu. Cette petite région fictive se situe près des Carpathes et elle va respecter la tradition locale : avoir des vampires ! Ici, on retrouve Brencis et sa clique qui se sont appropriés la région après avoir massacrés le seigneur local. Au départ, pour notre héros, cela tombe bien car il tentait de sauver sa sœur des méthodes de soins locales contre la peste noire (un coup d’épée sur la tronche). Brencis sauve le héros des gardes et la sœur de la mort en la soignant. Mais rien n’est gratuit et il faudra chaque mois payer la taxe de sang. Cela va jouer sur la population car tous ne peuvent pas payer la taxe sans souffrir ou mourir. Coen va se retrouver vite à perdre sa maman et à être transformé en vampire. Mais en vampire « spécial » car il peut vivre le jour. Cela tombe bien, il peut ainsi survivre à Brencis (encore lui) et tâcher de sauver sa famille en moins de trente jours vu que Brencis veut faire la fête avec elle.

Je vous assure que c’est du ketchup !

L’histoire est bonne et elle donne envie de suivre Coen. On sent un bon travail sur l’univers de Blood of the Dawnwalker et on aura plaisir à découvrir les personnages, les lieux et à assister aux différents dialogues. La limite des 30 jours pèse sur notre héros et le gameplay sera habilement axé sur le temps qui passe. Même si je ne suis pas fan de ce genre de contrainte dans un jeu, je comprends l’idée derrière et Blood of the Dawnwalker nous demandera sans cesse de choisir nos priorités. Cela dit, en moyenne entre 25 et 30 heures seront à compter pour un premier run. Les amateurs et les curieux pousseront peut-être davantage l’expérience s’ils veulent connaître les différentes fin du jeu.

Surtout que Blood of the Dawnwalker n’est pas vilain, sans être exceptionnel pour autant. Il rappelle grandement The Witcher 3 mais en plus moderne vu que le jeu a plus d’une décennie. C’est donc plus fin, mieux animé et c’est chouette d’aller se balader ici ou là pour découvrir de nouveaux paysages. Idem côté musiques et voix, tout a été soigné. Certes, on peut chipoter sur le côté un peu vide de certains endroits mais cela se justifie souvent par l’intrigue.

Sympa le tattoo !

Mais c’est surtout sur le gameplay que Blood of the Dawnwalker se distingue. Déjà la notion de temps est primordiale pour aborder le jeu. De base, le temps passe mais surtout chaque quête a un temps imparti pour être accompli. Ce qui veut dire qu’il va falloir choisir ses combats pour ainsi dire. De plus, de nombreux moments dans les quêtes vont consommer des unités de temps. Ainsi, faudra t’il parler davantage à un personnage pour en apprendre plus ou bien couper court à la conversation pour tenter d’aider quelqu’un d’autre. L’autre conséquence du temps est le cycle jour/nuit. Dans Blood of the Dawnwalker Coen n’est pas le même « homme » selon ces phases de la journée. Durant le jour, c’est là où il brille à l’épée. Même si cette option est commune au jour et à la nuit, il faut noter que le jour, c’est sa grande option offensive. Mais de jour, il peut aussi se soigner avec les différents onguents et nourritures. Et surtout, il peut utiliser la sorcellerie. Faire parler un mort, affliger l’ennemi de tels ou tels maux… Au début du jeu, peu d’option et des délais importants d’où la maîtrise du système de combat où la direction de nos coups peut être choisie pour attaquer ou défendre. Cela permet de mieux contourner une défense ou de faire des parades ou esquives plus pertinentes. Cela fonctionne bien et Blood of the Dawnwalker favorise un jeu de position où l’on soigne sa défense.

La nuit, Coen est un vampire, il peut troquer l’épée pour les griffes. Il perd les parades et blocages mais il gagne en vélocité. Il peut aussi compter sur ses sorts de vampires et pour se soigner, rien de tel qu’une rasade de sang.

Cette notion de boire du sang sera primordiale car si vous refusez cette part de Coen, il sera pris d’une soif de sang et cela peut le conduire à péter les plombs. Rien de pire que de mordre son interlocuteur au milieu d’un dialogue en plein milieu de la place du village. Autant dire que vous serez grillé dans les parages et que cela peut aussi vous coûter des alliés.

Par contre dans les points négatifs du gameplay, je dois dire que l’on reconnaît les anciens de The Witcher car on aurait pu avoir un système plus ergonomique pour nos actions ou les menus. De même, les phases d’escalade peuvent s’avérer aussi frustrantes que ridicule car Coen pourra escalader un mur à la verticale façon Spidey mais ne pas pouvoir sauter au-dessus d’un mur ou louper une transition entre deux surfaces. 

Cependant, Blood of the Dawnwalker est un jeu qui pose une belle ambiance et qui donne envie de suivre notre héros dans sa quête. Le jeu propose des systèmes de choix et des approches de gameplay intéressants qui raviront les fans de jeu d’aventure et de vampire.