Test de Traysia – La Megadrive à son pire niveau

Ratalaika Games pond des jeux comme des poules pondent des œufs, et le dévolu a été jeté sur un RPG Megadrive de Telenet Japon : Traysia.
Et le moins que je puisse dire, c’est : mais pourquoi ???

Vous jouez le rôle de Roy, un jeune garçon qui décide de quitter sa ville natale pour devenir aventurier. Bah oui, on se fait un peu chier dans ce bled de campagne et, en plus, il est attiré comme un dingue vers le royaume de salon, comme moi vers une préco de figurine Jada Toys Megaman. Puis, en plus, Roy, il a promis de rendre le médaillon offert par sa bien-aimée quand il sera plus fort que le roquefort. Allez go ! Le père Roy rencontrera ensuite 3 compagnons de route pour l’aider dans les chapitres que composent le jeu et venir à bout du vilain de l’histoire.

Bon, ça se joue comment ce jeu ? Bah comme un RPG standard. Vous vous baladez dans des décors où la console suffoque à afficher de façon fluide les décors. Vous tombez par hasard sur des ennemis et attaque, magie, défense, point. Les ennemis en plus ne sont pas très variés, comme les décors qui oscillent entre un verdâtre vomi pour les forêts et un marron caca mou pour les grottes. La musique, quant à elle, est composée comme plein de jeux Megadrive par le dieu : Yuzo Koshiro ! Nan, je déconne, musique insipide et entêtante. Mais comme j’ai un peu de cœur et suis le bisounours des rédacteurs, on peut tout de même lui trouver un petit charme à ce jeu. Autour de moi, certains ont même trouvé ça honnête. Mais c’est vraiment parce que le jeu peut nous rappeler une certaine époque sur cette machine mythique de Sega. Mais aussi une machine avec Shining In The Darkness et Phantasy Star. Que diable est-il arrivé à ce développeur à l’origine de Valis, Gaiares et Elemental Master sur la bécane ?

Ratalaika a tout de même un peu travaillé le fond et la forme avec du rewind et un turbo qui sont les bienvenus, ainsi que les filtres et sauvegardes habituels dans ce type de jeu. Le tout servi avec une galerie et un jukebox. Ha oui, une fonction de triche est aussi présente avec vies infinies et invincibilité. Mais aucune option pour supprimer cette fenêtre de dialogue qui bouffe la moitié de l’écran en bas, même quand cette dernière est vide.

La réédition de Traysia n’a pour elle que son prix : 5,99 euros. Pour celui qui veut se faire un petit trip rétro et qui a perdu son set de ROMs Megadrive. Chiant, pas fun et pas fou graphiquement. La petite machine de Sega a dû souffrir à chaque cartouche enfoncée à l’époque.