Test de Truck Driver: The Dutch Connection – Voyage au pays des fleurs

Truck Driver: The Dutch Connection nous embarque pour une virée à travers une version fictive et joliment idéalisée des Pays Bas. On y suit Lucas, jeune routier motivé, et Felix, vétéran du bitume avec 30 ans de café froid et de pneus usés au compteur. Entre leurs cargaisons délicates, leurs galères perso et quelques opérations de manutention mal calibrées, le duo avance dans une aventure où les camionneurs bossent main dans la main avec l’IA. Ambitions modernes, nouvelles alliances et missions variées: le programme a de quoi plaire aux amateurs de transport virtuel. Après le test de Truck Driver: The American Dream par Shinzay l’année dernière, je reprend les clefs du camion, car j’avais déjà testé Truck Driver, le tout premier sur Xbox One en 2019 !

Vive le orange

Dès les premières minutes, le jeu affiche clairement sa volonté de proposer une narration plus poussée que d’habitude. On traverse une histoire découpée en 15 chapitres qui mettent en scène l’évolution de Lucas, son apprentissage, ses hésitations et sa relation avec Felix. Cette structure permet au jeu d’éviter la fameuse monotonie de la livraison répétitive. On alterne objectifs classiques, quelques mises en situation plus scénarisées et un rythme global assez agréable.

En jeu, c’est saccadé, surtout dans le rétro

La grande star du jeu reste sa carte. Inspirée des paysages néerlandais, elle propose ports brumeux, champs à perte de vue, autoroutes détrempées et villages bordés de canaux. Avoir récemment mis les pieds aux Pays Bas n’est clairement pas un obstacle: on retrouve immédiatement l’ambiance, les couleurs, les lumières et ce petit feeling de tranquillité humide qu’on associe instinctivement au pays. Franchement, l’environnement fait le job et fait même envie.

J’évite les bouchons

Malheureusement, à peine le décor apprécié que les soucis habituels viennent taper à la vitre du camion. L’IA routière reste toujours aussi fantasque. Les voitures freinent n’importe comment, prennent des décisions discutables et se comportent comme si elles avaient un permis obtenu dans un distributeur automatique. Ça donne des situations cocasses, certes, mais pas vraiment dans le sens souhaité.

Techniquement c’est également compliqué. Le jeu peut être joli quand tout est immobile: belles lumières, atmosphère réussie. Mais dès que ça commence à rouler, le framerate décide souvent de prendre une pause café. Le moteur physique n’aide pas, avec des camions stoppés net par la moindre citadine, ce qui casse un peu l’illusion d’authenticité. Et il faut reconnaître qu’il manque de vie dans ce monde: peu de gens, peu d’animations urbaines, peu de surprises.

La nuit, tous les camions sont oranges

La traduction fait le yoyo. Parfois impeccable, parfois approximative, elle alterne entre passages fluides et petites fautes qui font hausser un sourcil. Rien de catastrophique mais assez présent pour être remarqué. La bande son est simple mais honnête: elle ne restera pas dans les mémoires mais elle accompagne le trajet sans trop agacer.

Côté gameplay, la conduite est plutôt bonne même si l’on sent rapidement qu’il faut apprivoiser la bête. Il y a beaucoup de commandes: frein à main, clignotants, essuie glaces et autres petites joies du métier. Ça demande un temps d’adaptation mais une fois trouvé le confort de route, le maniement devient agréable et donne cette sensation d’être aux commandes d’un vrai mastodonte.

Cela me rappelle Destination Finale 2

Au final, Truck Driver: The Dutch Connection est un jeu qui plaira sans doute aux fans de la licence mais les autres qui n’avaient pas adhéré au délire n’aimeront pas plus. Mais quel dommage que la technique soit à la ramasse.