UFC™ 6 est la suite tant attendue de la série coup de poing (et de pied et de coude et de…) d’Electronic Arts. Après un épisode 5 prenant et où j’aimais bien chipoter ici ou là mais où je retournais toujours mettre des mandales (voir ici) ! Nous sommes donc sur un rythme de 3ans pour un nouvel opus et c’est un rythme suffisant pour se dire que la série a dû faire encore plus de progrès. Sans plus attendre et comme dirait Paul Buffer : « let’s get ready to rumble » !

UFC™ 6 se veut donc encore plus réaliste et pour un jeu qui met en avant les duels et un gros roster, il fallait que l’on sente une différence d’exécution au moins pour les plus grandes stars. Un soin particulier est donc apporté aux coups, aux attitudes des combattants et on s’y croirait encore plus. Nous avons moins ce côté un peu mécanique que l’on pouvait trouver avant. Le jeu est donc toujours un régal visuellement et on est véritablement dans l’ambiance. Pour chipoter, lors de certains KO, le côté rag doll est un peu fort mais c’est rare et vraiment pour chipoter. On sent les impacts, les bleus et coupures apparaissent comme en vrai ou presque, c’est grisant de voir UFC™ 6 en action.

L’autre point mis en avant, c’est le Flow State. En effet, dans un combat, un combattant lorsqu’il parvient à trouver son rythme, à imposer son style, lorsqu’il parvient à toucher, il entre dans un état qui lui permet « de voir la matrice » si je puis dire et d’en terminer. Selon les combattants, ce sera via des coups, des esquives, une transition au sol… Bref, il faudra bien connaître son combattant pour mieux utiliser cette fonctionnalité. Ce n’est pas Le truc de fou ou indispensable mais c’est une attention qui plaira aux amateurs de jeu de combat et d’UFC.
Et en parlant de ça, le gameplay est toujours aussi grisant. Etant davantage un stricker et aimant jouer sur le mouvement, j’ai apprécié le contrôle que l’on peut avoir sur cet aspect. J’ai apprécié les progrès sur les enchaînements pieds/poings qui sont satisfaisants mais j’apprécie aussi les enchaînements de poings, de pieds ou poings/pieds. On peut être créatif et selon le combattant choisi, on aura des choix intéressants. Que l’on prenne un Stylebender ou un GSP, on construira différement mais avec autant de plaisir. UFC™ 6, comme en vrai, met bien en avant le jeu debout et les échanges de frappes. On peut tout de même jouer au sol ou en clinch mais si le jeu au sol est moins amusant même si l’on aura de quoi faire cela va de soi. Pour le gameplay, il faut noter un mode assistance qui aura des degrés variés d’aide. Le minimum étant de prévenir sur certains moments d’esquive ou de bloc. Le maximum étant de gérer tout seul les combinaisons de poings et de pieds. Habitué de la série et amateur de sport de combat, j’ai gardé le système où je contrôle tout et comme je l’ai dit, c’est un régal. Mais je salue le côté accessible qui permettra à chacun d’y trouver son compte ou pour permettre à un copain d’être plus à l’aise sur une soirée pizza/UFC/bière !

Côté modes de jeu, hors le combat libre, on retrouve à notre avatar et son mode carrière. L’un de mes aspects préférés des jeux UFC. Ici, du classique globalement, on gère les entraînements et la hype avant ses combats. Les entraînements sont un peu rébarbatifs et je préférerai un choix à faire qui donne un résultat immédiat pour me concentrer sur les matches. On retrouve déjà cela dans d’autres jeux de sports de EA et c’est parfait pour dynamiser l’ensemble. Sans compter que les gains que cela donne pour personnaliser son avatar son riquiqui, ce qui ajoute un côté un peu frustrant.
On a également le mode Héritage où l’on va diriger Mack dit Little Mack (rien à voir avec Little Mac), fils du fameux « Big Mack » (ce n’est pas moi, c’est le jeu) qui va se faire un passage vers les sommets de l’UFC. Un mode « carrière » avec un peu de scénario. Une fois passé l’introduction, on sera sur les mêmes mécaniques que le mode carrière et ses entraînements. Mais de temps en temps, des moments forts nous rebasculent dans le scénario. J’ai apprécié le scénario et les personnages sont attachants. On a même de la sympathie pour « Dagger », le rival de Mack.

Pour les fans d’histoire et de culture MMA, on a le mode musée où l’on va apprendre des choses comme sur la culture de l’île d’Hawaii mais on va également revivre des grands moments de l’UFC avec des objectifs en match à accomplir. Le preum’s pour découvrir ce mode sera Max Holloway et on peut dire qu’il sait bien enflammer le public lors de ses matches. Un mode rigolo qui change un peu même s’il faut voir ça comme une petite pause parmi les autres modes.
UFC™ 6 vient aussi en édition Ultimate. Parfaite pour les fans de Max Holloway ou pour un accès anticipé au jeu. Sans compter la palanquée de combattants, d’équipements et autres petites attentions qui feront zizir. UFC™ 6 est donc LA référence en matière de simulation de combat et d’arts martiaux mixtes. On sent le bond technique cette année et les sensations dans l’octogone sont excellentes. Bref, UFC™ 6 frappe fort !
