Test de Under Par Golf Architect – Pour les fans de golf !

Dans une salle de réunion quelque part entre Monaco et un bunker rempli de sable humide, un milliardaire moustachu s’énerve: « Je veux un golf sur une île volcanique avec des flamants roses et un bar à mojitos toutes les dix mètres ». Son conseiller, visiblement en burn-out, répond: « Très bien monsieur, mais… les golfeurs risquent de faire la queue ». Silence. Puis le milliardaire claque des doigts: « Parfait. Ça fera vendre des sodas ».

Et là, quelqu’un au fond murmure: « On tient un concept de jeu vidéo… » ainsi naquit Under Par Golf Architect, le seul titre où tu peux créer un paradis de golf… et ruiner la vie de PNJ qui voulaient juste frapper une balle tranquille.

Je teste !

Dans ce simulateur de gestion, l’idée est simple: tu prends un terrain vague, tu le caresses avec tes outils façon dieu du landscaping, et tu le transformes en parcours de golf ultra chic avec des greens parfaits, des bunkers perfides, et des lacs qui n’attendent qu’une chose: avaler les balles des riches retraités en polo pastel. Tu construis aussi des bars, des piscines, tu embauches du personnel et tu jongles avec ton budget comme si tu étais dans une version très polie de RollerCoaster Tycoon, mais avec moins de loopings mortels et plus de gazon impeccable. Cerise sur le gâteau: tu peux tester tes propres parcours, histoire de vérifier si ton trou numéro 7 est fun… ou juste une punition divine.

Autant dire que sur le papier, ça sent la drogue dure pour amateur de gestion à la The Movies, mais version club house. Et franchement, ça marche… au début.

Un petit côté The Movies

Dans ma partie, j’ai commencé tranquillement: un petit parcours, deux arbres, un lac, ambiance détente. Puis j’ai sombré. Littéralement. « Et si je mettais un bunker derrière un bunker, lui-même entouré d’eau? » me suis-je dit, tel un méchant de James Bond reconverti dans le golf. Résultat: des golfeurs virtuels qui pleuraient intérieurement pendant que moi je rigolais comme un génie incompris. Oui, on peut tester ses trous dans le jeu, et croyez-moi, rien n’est plus satisfaisant que de rater lamentablement un parcours qu’on a soi-même conçu.

Ca va !

Concernant le gameplay, c’est du solide pour le genre: on retrouve toutes les mécaniques classiques de gestion, avec des menus, des stats, et encore des menus. Beaucoup trop de menus, d’ailleurs. J’ai eu l’impression de jouer à Inception mais version interface: un menu dans un menu dans un menu. À la manette, c’est parfois aussi fluide qu’un chameau sur un trampoline. Mais une fois qu’on accepte ce petit chaos administratif, ça déroule correctement.

Entrainement

Visuellement, le jeu fait le taf, sans jamais provoquer une crise existentielle artistique. Disons que c’est propre, épuré, mais les personnages ressemblent à des avatars échappés d’une Wii en 2008 après une soirée trop arrosée. Ce n’est pas moche, mais ce n’est clairement pas là que tu vas pleurer d’émotion. Par contre, voir ces petits êtres courir sur ton parcours absurde reste étrangement satisfaisant.

It’s me !

Petit point noir qui mérite une standing ovation du désespoir: la musique. Mon cerveau a littéralement tenté de quitter mon corps après la quatrième boucle. C’est répétitif à un niveau où même un ascenseur se dirait « Eh, calme-toi ». À un moment, j’ai coupé le son, c’est plus simple.

Malgré tout, la durée de vie est massive. Vraiment. Tu peux y passer des heures à peaufiner ton parcours parfait, embaucher du personnel, ajuster chaque détail… jusqu’à ce que tu réalises que tu fais toujours un peu la même chose. Et là, doucement, ça devient répétitif. Comme manger des chips: au début c’est génial, puis tu te demandes pourquoi tu continues alors que tu n’as plus faim.

Il faut aimer la gestion

En conclusion, Under Par Golf Architect est un bac à sable sympa pour ceux qui rêvent de créer des parcours de golf et de torturer des golfeurs virtuels, mais qui finit par tourner en rond plus vite qu’une balle mal tapée. Si tu aimes optimiser, construire et regarder des PNJ souffrir dans des bunkers absurdes, c’est banco. Sinon, tu risques de décrocher plus vite qu’un putt raté à deux centimètres du trou.