Test de Vampire Therapist – Sang d’encre ?

Vampire Therapist est un jeu Ultimate Games sorti juste après le week-end de la St Valentin. De quoi avoir de grandes conversations sur la vie, la mort, l’amour ? Peut-être et c’est ce que nous allons voir avec nos buveurs de sang préférés !

O’ rage, O’ désespoir !

Comme son nom l’indique, Vampire Therapist nous propose d’être un vampire pour aider d’autres vampires dans les turpitudes de leur vie immortelle. C’est l’occasion aussi de s’aider soi-même car en fait, nous allons incarner un vampire cowboy du Kansas qui a un peu vécu seul pendant un siècle et demi et qui a développé sa propre façon de catégoriser ses semblables. Rien de mieux pour vivre dans le monde et de mettre ses connaissances en exergue que de devenir l’apprenti du meilleur thérapeute vampire. Direction alors Berlin pour apprendre les ficelles du métier, déconstruire ses schémas de penser pour mieux cerner ceux des autres et ainsi aider ses congénères.

Tu vas à la salle pour compenser quelque chose ?

C’est un jeu narratif donc on a du blabla à gogo. Et il sera en anglais ! Ce ne sera pas l’anglais de Dora car nous parlerons de trucs plus mâtures, de psycho, de sang et avec des petits mots de jargon de cowboy ou de nihiliste allemand (oui, certains personnages doivent être des nihilistes et Walter serait d’accord avec moi). Ceci dit, l’histoire est rigolote dans l’absolu mais il faut pouvoir la comprendre et la langue va limiter l’accès à certains. De même, pour un jeu narratif, nos choix importent peu. Dans les consultations, nous devons savoir dans quelle catégorie classer les propos de nos patients : mégalo, estime de soi dégradée, j’aurais dû ceci… Bref, des catégories pas évidentes vu que l’on va jouer sur les mots mais surtout que ces catégories ont des noms qu’il faudra apprendre au début du jeu avec le cowboy et aussitôt réapprendre avec notre prof. Si l’on se trompe ? Il ne se passe rien globalement, on recommence jusqu’à choisir la bonne. En vrai, vu les noms des catégories et les tournures de phrases discutables, on finit presque par s’en foutre.

Clairement des nihilistes !

Et c’est un peu dommage car le côté psy des vampires est rigolo vu les personnages exubérants que nous avons. On sent une volonté de bien faire. Surtout que Vampire Therapist débarque avec son lot de contenu supplémentaire en bonus et cela ajoute des cas cocasses comme des thérapies de couples. De même, les dessins sont sympathiques et contribuent à montrer le caractères un peu fantasques des personnages.

Oh ! Un ménage à trois !

Vampire Therapist est original mais il faudra une bonne maîtrise des mots et une bonne concentration pour ne pas tomber dans le jeu des réponses au pif. On aura pu avoir une meilleure construction mais Vampire Therapist s’est un peu compliqué la vie tout seul. Il aurait bien besoin d’une petite thérapie !

Mon prof !