Test de Where Winds Meet – Vent d’est !

Après Marvel Rivals, j’ai lancé, malgré ma backlog de jeux et de tests, un autre jeu de NetEase Games qui débarque sur Xbox et que j’ai aperçu via le Game Pass. Me voici donc lancé dans un jeu de type Wuxia et pour une fois, il n’y a pas les Trois Royaumes en toile de fond.

En effet, en général, je suis souvent sur cette période et avec Dynasty Warriors Origins ou Wo Long, je suis toujours ravi même si pour ce dernier, j’aurais aimé un mode moins Souls et plus aventure car j’ai kiffé la création de mon perso. Where Winds Meet me propose donc d’avoir du Wuxia, une création de perso et de l’action !

Par le pouvoir du Crâne Ancestrale !

On commence donc par un petit tuto des familles où l’on découvre notre héros en mode protecteur d’un bébé (bébé qui est solide car la balade à cheval et la pluie battante, ce n’est pas évident) et qui est accessoirement poursuivi par des méchants. Entre deux tuto, on a de grands moments héroïques et on reconnait bien là le genre wuxia où notre héros mais étalage de sa classe et de ses techniques martiales.

Je cherche une bonne auberge !

Puis on aura un petit saut dans le temps pour créer son perso. C’est assez étrange comme parti pris car dans le tuto, notre héros a un genre, un visage et un costume imparti. Dans les premiers moments du saut dans le temps, on le retrouve avec ce même physique et pourtant, le mode création apparaît là… Par cohérence, il aurait fallu intégrer notre avatar dès le début surtout que le jeu nous placera dans des cinématiques ou des moments où l’on voit notre personnage. Mais à part cela, il faut admettre que l’on a plein d’options pour se faire son héros et après avoir longuement joué avec le créateur de personnage, je me lance avec mon avatar et me voici dans une Chine médiévale fantastique où magie et épée se mêlent. Grosso modo, nous sommes un peu sur le dixième siècles vers l’an 962, la fameuse période des 5 dynasties et des 10 royaumes. Une période de troubles où on aura de quoi faire. Ici, en tant « qu’épéeiste errant », je vais être amener à sauver les villages, les pandas et autres car après tout, le monde est ouvert donc si je veux glander, c’est possible aussi. Sur le fond, le cadre est sympa et si je rigole un peu sur certaines quêtes annexes, il faut avouer que nous avons une vraie trame principale et des trames secondaires bien foutues. 

Jour de la brocante !

Côté visuel, Where Winds Meet n’a rien à envier à d’autres titres y compris Crimson Desert qui semble retenir Shinzay. On a donc un jeu globalement sympa visuellement avec de super paysages même s’il ne faudra pas par endroit y regarder de trio près. En effet, plus d’une fois, j’ai constaté un manque de détails dans des bâtiments, j’ai eu des moments où le jeu ne semblait pas pouvoir suivre techniquement et ce sont les moments où je me suis dit qu’il fallait passer en mode performance pour atténuer cet effet. Une technique qui soufflera un peu le chaud et le froid selon les moments.

Côté musiques et voix, on a de belles musiques qui correspondent à ce que l’on peut attendre d’un wuxia et ça le fait bien. Les voix originales en chinois sont excellentes et j’ai préféré laisser le jeu ainsi. Des voix anglaises sont possibles mais la prononciation et les intonations oscillaient entre la platitude et la caricature.

Moi le matin avant d’aller écrire mes tests !

Pour le gameplay, on a différentes approches mêlant art martiaux et magie. Pad en main, on sent que le jeu fait la part belle à l’action, le rythme et on peut aussi jouer tout en verticalité pour le plaisir des duels aériens. Epée, lance, éventail ou autre donneront des approches différentes pour faire plaisir à chacun. Déçu par la lenteur de la lance, j’ai surtout joué avec l’épée. Le jeu se veut d’ailleurs accessible car nous avons, outre des choix de difficultés, des choix d’assistances qui seront bienvenues comme celle dédiée aux parades. Un moyen d’embarquer les joueurs au maximum dans l’aventure.

Le salon chez Riggs !

Car le monde est ouvert et que l’on peut faire plein de trucs, Where Winds Meet ne se perd pas en chemin pour autant. En allant tout droit ou presque, c’est 25-30h devant vous. Mais on peut y passer le double ou le triple en allant voir ce qui se cache ici ou là car on a de multiples quêtes et affaires à régler. Finalement, le plus difficile a été de me repérer dans les menus avec les différentes options, la gestion du matos, des costumes, etc. Un menu un peu foutraque par endroit où l’on sent également que le jeu se veut gratuit avec des achats ici ou là si l’on veut briller ou acheter vite certains éléments. Mais rien n’empêche de faire fi des options annexes. Cela ne gâche pas l’expérience même si cela ne rendra pas les menus plus faciles. De même, jouer en solo plutôt qu’avec une connexion n’aide pas davantage les performances du jeu. 

En résumé, Where Winds Meet est un jeu qui saura titiller les amateurs d’action et d’univers asiatique. Son côté accessible à tous et la personnalisation de son héros le rendra attachant même s’il faudra passer outre une technique inégale et des menus pas toujours clairs. Mais Where Winds Meet est un titre qui ne manque pas de personnalité et qui donnera envie d’aller explorer avec son épée à la main ! Le jeu est à surveiller car il a toute une feuille de route donc sans aucun doute, nous aurons le droit à un jeu qui va s’améliorer avec le temps. Depuis ses premiers pas sur PC et Playstation, il a déjà affiné sa formule. Et comme le jeu est dans le Game Pass, c’est l’occasion de se lancer sans trop de risque.