Lorsque le chef m’a dit « j’ai un jeu pour toi, il est susceptible de te plaire », j’ai dit BANCO, il m’a répondu « non, Yerba Buena ». Au début je n’ai pas compris, mais j’ai néanmoins lancé le jeu, juste au cas où. Très vite j’ai compris que ça ressemblait à un Portal Like. En effet, avec une arme en main, nulle question de faire des portails, cependant il est possible de reproduire les mouvements des objets aux alentours.

Cela peut paraître flou aux premiers abords. Pour faire simple, il est possible de copier les mouvements comme déplacer un objet de gauche à droite, de faire rebondir les murs, de faire disparaître certains endroits. Cependant, une information de taille n’est pas à négliger. A l’instar des murs blancs pour placer les portails dans Portal, il est possible de copier et de reproduire les mouvements de quelques trucs sur des objets bien définis. Pour plus de lisibilité, une touche dédié servant de radar est à disposition. Si c’est jaune, ça se copie, si c’est blanc c’est un support qui peut être « en mouvement ».

Ah, je ne vous ai pas dit ? L’arme en question qui vous servira à modeler et remodeler le monde s’appelle un oscillateur. D’ailleurs, pour coller au plus proche du scénario, vous incarnez un PNJ dans un jeu vidéo. Ainsi, tout semble raccord dans cet univers. Barb puisqu’il s’agit de notre protagoniste, se balade dans un San Francisco des années 70.

Les puzzles proposés par cet oscillateur original sont plutôt bien construits. Parfois, les résolutions semblent capillotractés et on a l’impression de jouer avec les limites du jeu. Cependant, il est parfois possible de rester bloquer un certain temps. Du moins, moi qui ai l’habitude des jeux du genre, j’ai été décontenancé à plusieurs reprises jusqu’à me triturer les quelques derniers neurones qu’il me reste.

J’ai vraiment apprécié la fraicheur proposé par Yerba Buena. L’idée de remodeler le monde en tant que simple PNJ pour poursuivre notre propre quête, c’est chouette. Malheureusement, il faut savoir être force de patience et regarder comme il faut les décors pour pouvoir progresser.

Finalement, cet O.V.N.I. vidéoludique est une agréable surprise pour les amateurs de puzzle game. Il ne s’agit pas du tout d’un Portal 3, mais d’une expérience inédite qui a sa dose d’humour et son lot de moment cocasse. Je vous le recommande si vous aimez vous triturer les méninges.
