J’adore le basket, et particulièrement la NBA que je suis assidument depuis les NBA Final 1991 que je regardais en crypté la nuit sur Canal+. Mon père a cru que je matais des films pornos, mais quand il a compris que ma motivation était toute autre, il a rapporté un décodeur pour que je ne me tue plus les yeux. Enfin bref, nous ne sommes pas là pour parler de moi, mais de NBA 2K26.
MyPlayer : le cœur de NBA 2K26
Auparavant, il était possible d’attaquer n’importe quel mode de jeu d’un NBA 2K juste après l’installation, désormais il faudra passer obligatoirement par la création de notre MyPlayer (MP) et de commencer son scénario avant de pouvoir goûter aux joies de MyTeam, MyNBA ou de la WNBA.
Mais avant de commencer l’aventure de MP, il est nécessaire de déterminer ses caractéristiques physiques et techniques. Pour le physique, des gabarits de joueurs actuels ou plus anciens sont disponibles pour ceux qui veulent calquer leur jeu sur celui de leur idole, il y a aussi des têtes prédéfinies. Mais en téléchargeant l’application MyNBA2K sur iOS ou Android, il est également possible de scanner son visage afin que notre MP soit à notre image. Le bon point de cette édition 2026, c’est qu’il est bien plus facile de procéder au scan. En effet, j’ai toujours préféré mettre ma tronche sur mon avatar, mais j’avais dû abandonner pour NBA 2K25 tant c’était laborieux. Cette année, même si le résultat est perfectible, j’ai un MP qui me ressemble à peu près.





Une fois notre joueur MyPlayer (MP) personnalisé, et les bases du gameplay présentées lors d’un match avec des légendes NBA, nous voici dans le hub de notre avatar dans lequel nous pouvons nous entrainer sur un terrain de basket personnel, consulter des aides de jeu, faire des paris avec la monnaie virtuelle du jeu (VC), ou encore de se lancer dans le scénario de MyCareer.
MyCareer – Out of Bounds : une grosse sortie de balle !
Le scénario du mode MyCareer se nomme donc Out of Bounds. Nous y jouons un jeune basketteur du Vermont qui cherche par tous les moyens à intégrer la NBA. Afin de réaliser son rêve, il fait des vidéos mettant en scène sa routine d’entrainement espérant ainsi être repéré par des recruteurs.
Sa persévérance finit par payer et il est contacté pour intégrer une ligue mineure, puis une équipe en Europe, dans le but d’être drafté en NBA.

Désormais, nous allons jouer avec notre MP fraîchement créé et ne diriger que lui lors de matchs de la Ligue des Clubs ou du championnat de France (dans mon cas, puisque j’ai choisi le Paris FC Basket). Ici, seules nos performances personnelles sont prises en compte, car le scénario ne laisse pas de place à la défaite. Il faudra recommencer le matchs si l’adversaire nous a dominé. D’ailleurs, afin que notre avatar arrive rapidement en NBA, ces championnats ne nous laissent participer qu’à quelques matchs clés lors desquels nous aurons la missions de faire mieux que la star d’en face.
Une fois notre MP drafté en NBA, les choses sérieuses commencent. Désormais, nos objectifs deviennent les mêmes que ceux de n’importe quel joueur professionnel du championnat Nord-Américain : gagner une bague, être All-Star, élu dans les équipes All-NBA et, être intronisé au Hall of Fame pour les plus persévérants.
Et c’est maintenant que le jeu va perdre le joueur solo qui ne souhaite que faire des matchs et évoluer dans le championnat. En effet, c’est à ce moment que nous découvrons « LA VILLE » !!!!!
Il s’agit d’un hub dans lequel les joueurs peuvent aller s’entrainer chez Gatorade, faire des achats chez Nike, Jordan, Adidas, Puma, etc., s’affronter sur un circuit de karting, participer à des concours, placer des paris, jouer en ligne contre d’autres joueurs et, éventuellement, aller au stade pour faire des entrainements collectifs et participer à des matchs NBA.




La plupart de ces activités sont gratuites et permettent même de gagner des cadeaux assez sympathiques comme des montants conséquents de VC, un karting, des déguisements de mascottes et même des maillots de légendes NBA. Mais malheureusement, pour le jeu en ligne, il faut avoir un joueur aux statistiques plutôt hautes, voire même au niveaux de joueurs Elite. Aussi, le pékin moyen qui va débarquer avec son MP fraîchement créé va se faire exploser et insulter par les autres joueurs qui ont dépensé des vrais euros ou dollars en échange de VC pour gonfler les stats de leurs avatars.
Savoir jouer à NBA 2K26 ne suffit pas pour jouer en ligne, il est indispensable d’avoir sorti la CB et d’avoir allégrement claqué le budget familial.
Ah oui ! Tant que je parle de faire cramer l’American Express de maman, notre MP a beau être un joueur NBA, il n’a pas de sponsors. Il joue avec des chaussures génériques 2K, il n’a que des vêtements lambdas et doit réaliser des exploits en match pour gagner quelques dizaines de VC qui ne permettent même pas de se payer un pauvre t-shirt Nike, alors qu’un vrai rookie NBA gagne autour du million de dollars.
Pour faire une comparaison simple : un joueur débutant qui se met en mode facile gagne au mieux 250 VC par match, un t-shirt coûte dans les 8 000 à 10 000 VC, une paire de basket c’est à partir de 9 000 VC alors que 5 000 VC c’est 1.99 € sur les stores Xbox ou PlayStation.
Il est donc capital de réaliser des exploits lors des matchs NBA afin de réaliser les exigences des sponsors. Mais avec un joueur débutant en niveau facile, donc avec un faible temps de jeu durant les matchs, la frustration arrive bien vite sauf si on claque un SMIC pour monter ses stats à bloc. Et encore, avoir un sponsor ne permet que d’avoir une remise sur ses produits, il faut quand même cracher des euros alors qu’un joueur pro est normalement habillé gratuitement par son équipementier.



Autre point d’agacement, MP est IN-SU-POR-TA-BLE ! Il se croit tout puissant avec ses vidéos et ses réseaux sociaux à un point qu’il en devient désagréable avec les personnes qui acceptent de participer à son « show ». Il va même jusqu’ interviewer le head coach dans les vestiaires, chose absolument inimaginable dans la réalité. Oui, nous sommes dans une fiction de jeu vidéo, mais la licence NBA 2K ne se vante-t-elle pas d’être une simulation ?
Quitte à être crédible, autant l’être jusqu’au bout. Et pour être sincère, même si je ne suis pas le cœur de cible avec mes presque 50 balais, ça me gave que mon avatar soit un petit c*n.
Ma NBA : deux modes de jeu à ne pas négliger
MyGM : un mode de jeu repensé
MyGM est un mode de jeu dans lequel nous jouons le rôle d’un manager général d’une équipe NBA. C’est à dire qu’ici il n’est pas question de diriger un ou des joueurs sur le terrain, mais de gagner des titres NBA et autres récompenses en appliquant une bonne gestion économique de la franchise, notamment en recrutant des joueurs, des coachs et en gérant tous les aspects économiques et humains relatifs à la réussite sportive.
NBA 2K26 propose une innovation importante de ce mode MyGM en intégrant 30 scénarios uniques (comme le nombre d’équipes NBA… bizarre !) dont le point de départ se situe à l’intersaison 2025. Chaque franchise NBA dispose de ses propres défis en fonction de sa situation actuelle et de ses enjeux, ce qui nous permet de nous plonger au plus près des réalités de nos équipes préférées.
En fonction de la franchise choisie, il faudra soit se concentrer sur les choix de draft possibles, sur la liste des joueurs free agents ou sur des échanges astucieux tel que celui qui a envoyé Luka Dončić au Lakers la saison dernière. Le but ultime étant bien entendu la conquête du titre NBA à court, moyen ou long terme en fonction de l’équipe choisie.
MyNBA : des innovations bienvenues
Le mode MyNBA est devenu bien plus intéressant dans NBA 2K26 grâce à l’introduction du système MyPlayer ADN. En effet, il est désormais possible d’intégrer notre MP dans n’importe quelle période historique de la NBA du mode MyGM. Il conservera toutes ses caractéristiques, badges, animations signatures et attributs spécifiques qui lui ont été attribués dans le mode MyCareer, cela permettra de mesurer ses performances faces aux légendes de la NBA telles que Julius Erving, Magic Jonhson, Larry Bird, Charles Barkley, Michael Jordan et tant d’autres.
A chaque époque ses ajustements graphiques et réglementaires, mais aussi ses contraintes économiques qui sont reproduits à l’identique afin de plonger de façon réaliste dans chaque époque. Les bannières changent également de manière dynamique et chaque titre remporté, voire maillot retiré seront visibles dans la salle tout au long de l’histoire de notre franchise.
Ici, la gestion stratégique sera un peu plus poussée, puisque la relation avec les propriétaires devient plus complexe. Avant chaque saison, nous sommes convoqués à une réunion lors de laquelle nos objectifs sont définis. On y découvre notre budget pour la saison à venir et nos objectifs prioritaires. Bien entendu, les atteindre nous permettra de garder notre poste, alors que l’échec nous place sur un siège éjectable.
Aussi, la gestion des infrastructures devient indispensable pour attirer des joueurs libres de contrat, notamment les installations d’entrainement, les centres de récupération ou encore les espaces de vie équipés d’équipements de pointe seront autant d’atouts à faire valoir dans les négociations contractuelles.


MyTeam : la WNBA entre en jeu !
Est-ce encore nécessaire de vous présenter le mode MyTeam ? A l’instar de Football Ultimate Team, FUT pour les intimes, de FIFA/FC, MyTeam propose de composer une équipe avec les joueurs de votre choix en fonction des lootbox que vous avez gagnées ou achetées et d’affronter des joueurs du monde entier.
L’innovation de cette année, c’est l’intégration de la WNBA. Ainsi vous pourrez très bien avoir une équipe mixte dans laquelle Sabrina Ionescu mène le jeu aux côtés de Dominique Malonga, Kevin Durant, Larry Bird et Scottie Pippen.
Malgré le fait que ce soit génial de mettre enfin les filles sur un pied d’égalité avec les garçons, le système de lootbox diminue encore plus considérablement les chances d’obtenir des légendes de la NBA. Cette dilution s’accompagne d’une invitation encore moins camouflée à l’achat de packs de cartes contenant les joueurs les plus attractifs.
De plus, intégrer des joueuses WNBA dans une équipe peut la déséquilibrer face à un adversaire puissant. En effet, bien que légendaire, comment Lisa Leslie pourrait-elle résister à la puissance d’un Alonso Mourning, d’un Partrick Ewing ou même du big Shaq ? Le jeu se basant essentiellement sur l’achat de cartes puissantes, je n’imagine pas un instant que des gens iront spécifiquement dépenser leurs euros pour des joueuses féminines qui seront malheureusement désavantagées dans les parties en ligne.
En plus des divers mode décrits ci-dessus, il est évidemment possible de jouer seul ou à plusieurs à des matchs et championnats NBA et WNBA.



NBA 2K26 vaut-il le coup ?
J’ai beau adorer la licence NBA 2K, je lui trouve toujours énormément de défauts, mais aussi des qualités indéniables. NBA 2K26 est dans la suite logique des précédents jeux. Ainsi, il dispose d’évolutions graphiques notables comme des visages qui sont de plus en plus réalistes, des bugs de collision et de sortie en ligne de fond ont disparu et les menus sont plus lisibles. Mais c’est surtout au niveau du gameplay que les évolutions sont notables. En effet, la jauge des tirs est désormais plus précise et enchaîner les dribles, crossovers, euro steps et fadeaways est bien plus intuitif, même pour des novices. Bien que ces évolutions soient peu flagrantes pour le quidam moyen, les habitués de la licence y verront quant à eux quelques ajustements bienvenus.
Malheureusement, le pire de la licence reste d’actualité. Et le pire c’est évidemment le plus insupportable : les microtransactions omniprésentes partout ! Tu veux une paire de basket : tu craches ! Tu veux augmenter tes stats : tu craches ! Tu veux de meilleures cartes de joueurs pour ton équipe : tu craches ! Et bien évidemment, le jeu est conçu de manière à nous obliger à passer par la case CB. Avoir passé des heures et des heures à jouer des matchs avec MP, l’envoyer aux entrainements ou essayer de gagner aux tirages aux sort quotidiens ne feront que prouver que le peu de VC glanés ne suffisent pas. Bien souvent il faudra choisir entre améliorer les stats de MP, lui apprendre de nouveaux mouvements ou encore lui acheter de l’équipement. Et c’est encore pire si vous souhaitez vous plonger dans les cartes de MyTeam.
Le second gros grief que j’ai contre NBA 2K26, c’est l’IA. Les développeurs ont intégré les systèmes de jeu de chaque équipe, ce qui permet de les étudier et de s’y adapter. Mais si pour une raison quelconque, un boulevard s’ouvrait à nous vers le panier, aucun de nos coéquipiers ne saura s’adapter. Tous continueront à appliquer bêtement le système quitte à parfois se retrouver entre le panier et notre MP, nous empêchant de claquer un gros tomar.
Jouer virtuellement au basket et avoir un double qui me ressemble sur un terrain de NBA est un plaisir considérable pour moi, mais l’omniprésence des microtransactions est de plus en plus insupportable pour qui souhaite jouer un match en solo de temps en temps sans entendre parler de multijoueur et de compétition. J’ai testé une fois de jouer une partie en ligne de NBA 2K26 et je me suis retrouvé face à des joueurs aux stats de dingue, avec des maillots de légendes NBA et des baskets hors de prix alors que mon MP ne portait toujours que ses chaussures 2K toutes nazes et des maillots offerts lors de sa carrière pré-NBA. Je me suis retrouvé incapable de faire la moindre action, je me faisais bâcher à tout va et piquer la baller à la moindre occasion. De plus le langage injurieux des mes coéquipiers à mon encontre a finit de me dégouter. Ce maudit système d’achat de VC pourrit toute l’expérience de jeu, seuls les plus fortunés pourront en profiter et quand tu as payé ton jeu entre 80 et 150 € en fonction de l’édition choisie, j’estime que tu es en droit de profiter de l’expérience du jeu à 100 %.
Pour répondre à la question « Faut-il acheter NBA 2K26 ? », il faut avant tout comprendre que ce jeu est une pépite graphique et de gameplay. C’est un régal de le prendre en main et de se croire sur un vrai terrain de basket. En revanche il faut savoir faire son deuil d’une évolution rapide de notre joueur si nous n’avons pas plusieurs centaines d’euros à claquer dans la monnaie virtuelle.

