Toro - Toro Never Dies

Attention, je vais prendre le temps de parler d’un jeu mythique sur Xbox One : Toro.

Il y a des jeux qui marquent les joueurs, par leur gameplay parfait, leur réalisation au top ou leur histoire superbement écrite. Et il y a des jeux comme Toro, qui font un gros doigt d’honneur à tout ça, pour nous filer un jeu : moche, pas maniable avec une histoire inexistante. Du coup, il faut chercher l’intérêt de ce titre. Et il en a un : celui de devenir une référence dans son domaine, à savoir la tauromachie. Bon, pour le coup, c’était facile, ce n’est pas un style de jeu qui courre les rues et les rubriques du Xbox Store.

Le jeu ne ressemble pas à ça

Toro est donc à la fois un jeu référence et une sombre bouse. Une bonne grosse bouse de taureau, qui vient de chier sur un torero aussi beau qu’un PNJ dans un open world de la Playstation 2, et qui montre aux joueurs qui a le pad en main une évidence notoire : la tauromachie, c’est vilain. Mais c’est un « sport » pour certains, une passion, une affaire de famille, bref, vous connaissez un type qui a rêvé de faire tourner la tête d’un taureau avec un torchon et des serviettes, offrez-lui Toro, enfermez le dans une pièce, et attachez le avec un pad à 2 mètres de l’écran. Il va pleurer sa mère, son père, sa tante Maria, ou je ne sais pas qui encore, car c’est un supplice, un vrai.

Des textures magnifiques

C’est simple, Toro nous propose une carrière de torero pas piquée des hannetons à base de « vient là que je te plante mon gros bâton afin que je te coupe les couilles ». On commence en bas de l’échelle dans une sorte d’enclos de ferme avec un petit taureau bien gentil. Plus on joue, plus on débloque des mouvements, et plus on avance dans des arènes de plus en plus grandes. Ah… L’arène de Nîmes, si criante de réalisme. On peut remarquer le moindre détail sur la pierre et le sable. Non je déconne, tout se ressemble, les textures sont dégueulasses, et à part fixer à l’écran le bouton qu’on doit appuyer pour réaliser notre action, on ne fait rien.

Tiens je vais en profiter pour changer mes rideaux

Et oui, Toro est un QTE géant sur la tauromachie. Un grand moment de solitude. L’avantage, c’est qu’on évite de profiter de la puissance du moteur graphique vu qu’on est concentré sur les boutons A ou X ou Y qui apparaissent à l’écran de temps en temps. Le mode carrière est long, très long, trop long. Elle est infinie, ou en tout cas elle m’a donné l’impression d’être infinie. J’ai fait une dizaine de micro-sommeil en jouant, le temps s’est arrêté et je me suis dit : « allez c’est bon je vais passer aux mini-jeux ». Et là, c’est le drame.

Toro a la bonne idée de proposer pour se détendre entre deux massacres de taureau bien burnés, des mini-jeux. Enfin deux mini-jeux pour être exacte. Et vous y jouerez deux minutes à peu près. Le premier, c’est un lancer de Playmobil à dos de taureau. On fait courir notre taureau, et ensuite avant la ligne, on doit choisir l’angle de lancer pour notre Playmobil. Et à la fin, notre Playmobil s’écrase au sol en ayant atteint une distance de 70 mètres. C’est fendard pendant 2 minutes, on a déjà vu ça des milliers de fois, on se dit « allons voir la suite ». Ah oui, quand je parle de Playmobil, c’est du bonhomme animé comme un Playmobil dans les mains d’un enfant de 3 ans. Mais en version stop motion. Bref…

Just Dance Toro Edition

Ensuite, nous avons la cerise sur le gâteau, les oreilles du taureau, le nuage de lait de notre café, bref, le meilleur pour la fin, le défonçage de porte en mode QTE. En gros : on a un taureau qui courre tout droit en vue à la troisième personne, et on doit le déplacer sur un axe de gauche à droite pour viser des portes, et quand on arrive sur une porte on doit appuyer sur le bon bouton. GENIAL !! Sauf que : le fun est absent, la caméra bouge et donne la gerbe, c’est toujours aussi moche, le temps de latence quand on appuie sur une touche est aléatoire et enfin, pour finir, on se rend compte rapidement que cela ne sert à rien de viser les portes, notre taureau est un Hulk qui défonce le mur. Ce sont des petits marrants dis donc les développeurs de Toro…

Toro est un jeu génialement pourri. L’essayer, c’est un moyen d’aimer d’autres jeux pas terribles de notre ludothèque. On a rarement vu un titre aussi faible techniquement sur Xbox : animations, textures, gameplay, bref, un maxi best of des choses à ne pas faire dans un jeu. Mais bizarrement, il aura un côté hypnotisant chez certaines personnes. A utiliser en cure pour accepter que les vrais daubes, ce n’est pas forcément ce que la presse veut bien nous faire croire. Toro fait partie des grands titres à détester au côté de Vaccine ou Horse Racing pour ne citer que des perles. Une belle merde comme on les aime… Ou pas.

Toro Note XboxOrNot

sur 100

  • Moche comme la tauromachie
  • Tout le jeu est à jeter
  • Mention spéciale pourrie au jeu de portes à défoncer...
  • Notre barême en détail
Riggs
Par

Lui, on se demande ce qu'il fait ici. Il a sans doute sauté sur l'opportunité de pouvoir récolter quelques jeux gratos. Mais ça ne l'empêche pas d'avoir un score Xbox Live assez respectable.