Onimusha : Warlords - Sortez les Onimouchoirs !

Comme sur les jeux à l'ancienne, la pochette claque un max. Mais une fois le jeu dans la console ?

Onimusha : Warlords débarque sur la ONE. Vu que je ne suis pas né de la dernière pluie, je me dis naturellement : « tiens un portage ». Capcom nous sort donc son petit Onimusha des placards poussiéreux comme il l’avait fait pour Resident Evil ou Megaman ou Devil May Cry. Le résultat est assez variable d’un portage à l’autre et j’espère qu’ Onimusha : Warlords sera dans la bonne tranche.

"ça va trancher chérie !"

En effet, Onimusha, pour ceux qui s’en rappelle, c’est en 2001 et sur Playstation 2 que cela se passe. Les gars de Capcom veulent un Resident Evil avec des ninjas! Du coup, ils font Onimusha. J’ai presque envie de dire qu’après, ils vont vouloir un sabre et un gun dans le même jeu et que Devil May Cry verra le jour. En tout cas, Capcom a de la suite dans les idées et savent nous pondre des personnages de JV charismatiques. Pour revenir à Onimusha : Warlords, à l’époque, le jeu était beau et super cool mais après tout ce temps, il va falloir dépoussiérer un peu et vendre un peu plus que de la nostalgie ou un personnage cool.  

j'ai l'impression qu'il a déboité son épaule sur ce coup…

Pour le principe, je vais vous parler de l’histoire dont le pitch est tellement classique qu’il pourrait servir à un plombier moustachu ! Samanosuke est un gentil samouraï qui doit aller sauver la princesse Yuki qui a été enlevée par des méchants démons dans le but de booster les pouvoirs d’Oda Nobunaga car il a passé un pacte avec les démons. Vous avez vu l’imagination : une damoiselle en détresse et Nobunaga en méchant. Cela dit, ça a le mérite d’être rapide et d’éviter les cinématiques à la Kojima qui dure 35 minutes sans que l’on comprenne grand-chose.  Onimusha fait dans l’efficace et le héros qui envoie du pâté.

Je vise très bien à cette distance !

Sauf que le pâté ne s’applique pas aux graphismes. Sur PS2, c’était chouette, ça donnait envie d’aller acheter le jeu directement. Sur One, ça pique un peu. Non pas que le dépoussiérage a été mal fait, les textures sont plus fines, moins anguleuses et les visages sont plus réalistes mais c’est tout de même loin des critères actuelles. Sur ce jeu, il aurait plutôt fallu, tout reprendre à la base plutôt que de vouloir affiner des graphismes vieillots. Pour le Gears of Wars Remastered, c’est ce qui a été fait et le jeu était au top ! Ici, l’écueil du portage dépoussiéré vient plomber Onimusha : Warlords.

Rendez-vous chez le dentiste !

Le constat est identique sur le gameplay. Comme Capcom le faisait à l’époque avec Resident Evil, nous avons des caméras fixes pour chaque pièce et nous allons donc d’un décor fixe à l’autre. C’est vrai que cela rendait bien à l’époque et que l’on avait les miquettes à certains endroits. Mais comme le disait MC Solar « les temps changent ». Du coup, nos mouvements paraissent un peu erratique et les animations de Samanosuke sont au mieux étranges. Il bougent comme un pantin et lorsqu’il doit se battre, il utilise le même balai que les agents spéciaux des S.T.A.R.S. Autant dire que ça plus les angles de caméras où les ennemis aiment se placer dans les angles les plus moisis, nous ne sommes pas aidés. Contre des gros ennemis, c’est la déprime également puisque nous passons notre temps en mode « hit and run » en courant comme un fou entre deux coups de sabre.

Onimusha : Warlords a un héros que j’adore mais à quarante euros le souvenir, ça fait un peu cher pour une Madeleine. 

"Ce n'est pas ma faute si le portage est comme ça !"

Onimusha : Warlords Note XboxOrNot

sur 100

Korganor
Par

Lui, faut pas le chercher, il a déjà fait le tour complet de la map de GTA. A pied. Et ça ne prend que 2 heures, sachez-le !

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