The Long Journey Home - Sweet Home

Un voyage spatial vers Alpha du Centaure tourne mal et envoie notre équipage dans les confins de l'univers. Le voyage pour rentrer à la maison s'annonce long.

The Long Journey Home c'est un peu la version aboutie du jeu que j'ai testé il y a quelques mois, Adios Amigos.

La comparaison est inévitable car le but est le même, rentrer à la maison en vaisseau spatial, la problématique est la même, collecter des ressources pour pouvoir avancer, les phases de gameplay sont similaires, exploration spatiale, exploration planétaire, exploration de bases spatiales, etc... Mais clairement, là où Adios Amigos s'est lamentablement foiré, The Long Journey Home réussit avec brio.

Allez hop on y va, en route pour l'aventure!

Le jeu commence par la création de notre équipage de 4 personnes au choix parmi 10. Chaque personnage a un profil bien précis avec ses compétences et son item associé. Chacun aura donc ses points positifs et négatifs à apporter à l'aventure en fonction des situations rencontrées. Rien qu'avec cette composition d'équipage laissée au joueur, on a déjà pas mal de possibilités. Il faudra compter en plus sur la génération aléatoire du trajet jusqu'à la Terre composée de galaxies aléatoires, elles-mêmes composés de systèmes solaires aléatoires, idem pour les planètes et les ressources qu'elles contiennent.

L'exploration spatiale est vraiment bien fichue.

Le jeu commence avec une phase de tuto qui débute sur Terre. Nous sommes chargés d'aller récupérer les ressources nécessaires à notre passage en vitesse lumière sur Mars. Ce court début d'aventure nous apprend très vite les bases du gameplay du jeu.

On apprendra tout d'abord à gérer l'exploration spatiale en dirigeant notre vaisseau de la Terre vers Mars. Il faudra pour cela sortir de l'attraction terrestre, rentrer dans l'attraction Marsienne sans se cracher dessus et rester en orbite au tour de Mars. Une fois en orbite, la planète sera automatiquement scannée par notre vaisseau afin de connaître les ressources qu'elle nous réserve. On aura également la possibilité d’atterrir.

Houston on a un problème.

C'est alors qu'on découvrira la phase d'exploration planétaire. A la manière d'un bon vieux Moon Lander, le joueur devra poser sans le crasher le petit vaisseau module d'exploration qu'il aura choisi en début de partie. Celui-ci lui permettra de visiter les bases planétaires ainsi que de forer du minerai et les diverses ressources récupérables sur les planètes comme du gaz par exemple. Les ressources sont réparties selon 3 types, le métal, le gaz et le minerai. Chaque catégorie comporte des ressources plus ou moins rares permettant d'être plus ou moins efficaces.

L'utilité des ressources collectées est primordial, c'est la base du jeu car sans elles on ne peut tous simplement pas avancer. Le métal permet de réparer le vaisseau ou le module d'exploration. Le gaz permet d'alimenter le vaisseau en carburant quant au minerai, il est utilisé pour alimenter le vaisseau en saut en hyper espace.

On aura l'occasion de faire de nombreuses rencontres, amicales ou non.

Sans saut en hyper espace, pas moyen de changer de système solaire, sans carburant, pas moyen d'avancer et de faire tourner les systèmes de survie du vaisseau, sans réparation de la carlingue du vaisseau, pas de survie. Le joueur devra donc par moment prioriser l'un et par moment l'autre afin de garder un équilibre constant et surtout, situationnel, de ses ressources.

Il arrivera parfois que des amas d'astéroïdes ou des bases spatiales soient présents dans les systèmes solaires. Il sera possible de les explorer directement avec le vaisseau. On aura alors le droit à une phase de gameplay nous rappelant Astéroïd pour rester dans les classiques. Lors de ces phases on aura généralement la possibilité de miner des astéroïdes, d'explorer des bases ou de faire des combats. Les rencontres d'autres vaisseaux ainsi que la découverte de bases sont généralement accompagnés de dialogues pleins d'humour.

L'exploration des bases spatiales est moins réussie que les autres types de gameplay.

Malheureusement, The Long Journey Home souffre du même problème que Adios Amigos, l'aléatoire c'est bien, cela offre une durée de vie phénoménale et une rejouabilité illimitée. Mais la dépendance de ressources totalement aléatoires cela procure par moment une très grande frustration. Visiter 3 systèmes solaires d'affilée sans trouver de carburant alors qu'on en manque drastiquement, ça fout sérieusement les boules, surtout qu'on en consomme pour en trouver.

Le jeu est rempli d'humour.

A première vue, les menus de The Long Journey Home semblent complexes et inutilement nombreux. On s'y fait très vite et on arrive à nos fins très vite. On ne s'éternisera pas dedans.

Le gameplay du jeu se résume donc aux trois phases de gameplay décrites plus haut. Rien de réducteur ici car elles sont tout de même très riches et offrent une rien qu'à elles une belle expérience de jeu parfaitement cohérente. Mais l'essence même de The Long Journey Home réside plutôt dans l'aventure elle même c'est à dire l'équipage, leurs interactions entre eux ou avec les personnages rencontrés.

Plus de carburant, plus de système de survie, plus d'équipage, plus de partie.

On n'est pas dans un jeu narratif non plus, mais l'équilibre proposé par les développeurs est intéressant. Le défi sera difficile à relever car la gestion des ressources n'est pas toujours évidente, surtout quand l'aléatoire s'en mêle. A chaque nouvelle partie nous aurons une aventure épique dans le plus grand respect de la Science Fiction.

The Long Journey Home Note XboxOrNot

sur 100

  • Durée de vie phénoménale
  • Humour
  • De la bonne SF
  • Style graphique
  • Les temps de chargement beaucoup trop présents / longs
  • L'aléatoire qui met parfois tout simplement un terme à une belle aventure
  • Notre barême en détail
Goma
Par

Le petit dernier de GameOrNot, c'est Goma. On pense qu'il est là par passion. Mais détrompez-vous, sa véritable nature se dévoile quand on prend quelques secondes pour faire du verlan sur son pseudo. Goma. Mago. Il doit aimer les Doritos ! A moins que ce ne soit une alusion à sa magic' touch' ?

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