Après un Firefighting Simulator – The Squad plutôt moyen, nous voilà avec la version Ignite, qui promet beaucoup, notamment grâce à l’Unreal Engine 5 qui offre une expérience de combat contre les flammes bien plus immersive.
Dans Firefighting Simulator: Ignite, on incarne un pompier d’une grande ville du Midwest américain. L’objectif : faire ses preuves et grimper en grade dans une petite caserne fidèlement reproduite, digne des séries télé. Elle m’a d’ailleurs fait penser à 9-1-1.

Après un didacticiel assez complet, on est tout de suite plongé dans le vif du sujet. On affronte différents types de feux au fil des missions : électrique, hydrocarbures, graisses… et chacun nécessite une méthode adaptée, que ce soit l’eau, la mousse ou un extincteur chimique. Parfois, il faudra aussi effectuer d’autres tâches, comme couper le courant avant d’intervenir.
Mais éteindre les flammes ne suffit pas : il faudra également sauver des victimes. Elles peuvent être piégées au sous-sol, sur le toit ou derrière des obstacles, et il faudra trouver un chemin pour les atteindre avant qu’il ne soit trop tard.

Pour cela, vous ne serez pas limité à une lance et un couteau (Jingoro tu te calmes). Le jeu propose un large éventail de matériel emblématique et bien modélisé : haches pour détruire les parois fragilisées, halligans pour forcer les portes verrouillées, scies électriques pour découper les obstacles… Sans oublier les lances, extincteurs, et surtout le camion de pompier américain, superbement reproduit. Plusieurs véhicules sont disponibles et se débloquent au fil de la progression, allant du simple camion-pompe à la grande échelle, indispensable pour atteindre les toits et éteindre un feu en hauteur grâce à sa lance fixée au bout.
La coopération fait aussi son retour. Même si je n’ai pas pu tester avec de vrais joueurs, il est possible de diriger trois coéquipiers contrôlés par l’IA. On peut leur laisser une autonomie totale, tout leur dicter ou choisir un entre-deux. Dans l’ensemble, ils font plutôt bien le travail, même si quelques bugs persistent (comme arroser un mur sans flamme). La plupart du temps, ils sont même plus efficaces que vous, ce qui permet d’avancer sans trop de frustration.

Côté missions, le schéma reste globalement le même : éteindre l’incendie et sauver les victimes. La répétitivité risque de se faire sentir sur la durée, mais les types de feux et les environnements variés apportent quelques subtilités qui évitent la lassitude immédiate.
Techniquement, le jeu est joli, mais pas irréprochable. Certaines textures manquent de finesse, comme la mousse qui ressemble davantage à du carton une fois projetée, ou des flammes parfois un peu brouillonnes. Malgré tout, c’est bien au-dessus des dernières simulations que j’ai pu tester.

L’ambiance sonore est réussie. En plein incendie, on entend les collègues crier, le feu rugir, et cela contribue énormément à l’immersion.
Côté gameplay, le jeu reste un peu rigide, mais propose de bonnes idées. On peut alterner entre vue à la première ou à la troisième personne, conduire soi-même le camion jusqu’au lieu d’intervention ou choisir la téléportation pour éviter la répétition. Tout le matériel se trouve dans le camion, ce qui peut être déroutant au début, mais on s’y fait rapidement, surtout grâce à l’aide des coéquipiers IA.

Dans l’ensemble, Firefighting Simulator: Ignite est une simulation solide qui repose sur deux piliers : le feu et le sauvetage des victimes. Malgré quelques défauts, comme un gameplay un peu rigide et quelques bugs par-ci par-là, les missions peuvent durer de longues minutes, offrant un vrai sentiment de progression et un rôle de chef d’équipe plaisant. Si, comme moi, vous aimez les simulations, je ne peux que vous le recommander.
