Preview multijoueur de Gears of War: E-Day – Marcus is back !

Au cœur du fameux Jour de l’Émergence, ce moment où l’humanité a découvert avec la délicatesse d’une porte de frigo dans le visage que des monstres vivaient sous ses pieds, Gears of War: E-Day veut nous replonger aux origines de la guerre contre les Locustes. Place à un Marcus Fenix plus jeune accompagné de Dominic Santiago, dans un monde qui bascule soudainement dans le chaos. Si la campagne reste encore largement mystérieuse, cette preview multijoueur permet déjà de prendre la température. Et autant le dire tout de suite : elle est brûlante, un peu comme si quelqu’un avait mélangé du napalm avec une tronçonneuse géante. La recette Gears est toujours là, mais avec quelques vitamines Unreal Engine 5 ajoutées dans le shaker.

Concernant les graphismes, j’ai joué sur Xbox Series X, et le travail réalisé saute immédiatement aux yeux. Le jeu impressionne par son niveau de détail, ses environnements urbains crédibles et une direction artistique plus sombre qui rappelle pourquoi les Locustes ont longtemps été parmi les créatures les plus cauchemardesques du jeu vidéo. Les animations ont également bénéficié d’un sérieux coup de polish. Les déplacements sous couverture sont plus naturels, les glissades sont fluides et les transitions entre les différents mouvements donnent enfin l’impression que les personnages sont autre chose que des réfrigérateurs armés de fusils d’assaut. Unreal Engine 5 fait clairement son effet et certains décors donnent presque envie de s’arrêter pour admirer le paysage. Presque, parce qu’un fusil de Locuste a généralement la mauvaise habitude de vous rappeler que vous êtes là pour survivre.

Au niveau du gameplay, The Coalition semble avoir trouvé un équilibre particulièrement malin. Le système de couverture emblématique demeure l’ADN absolu de la série, mais tout paraît plus dynamique. La couverture, les changements de position, les franchissements d’obstacles et la mobilité générale apportent un vrai coup de jeune sans transformer Gears en simulateur de parkour façon Mirror’s Edge. Lors de mes parties Versus, j’ai immédiatement retrouvé cette tension unique où chaque duel au shotgun ressemble à une négociation diplomatique qui tourne mal. La vraie surprise vient toutefois du mode Horde Siege. Avec douze joueurs répartis en trois escouades, des boss majeurs, des objectifs secondaires et une coopération permanente grâce au chat de proximité, on obtient quelque chose qui évoque un croisement improbable entre une Horde traditionnelle et une bataille digne d’un film catastrophe. Quand plusieurs équipes convergent vers un boss Locuste, l’ambiance devient rapidement plus chaotique qu’une soirée XoN lors d’un showcase Xbox.

Pour la bande-son, même dans cette version de prévisualisation encore uniquement en anglais d’ailleurs, les sensations restent excellentes. Les armes claquent avec cette puissance caractéristique de la licence, les impacts sont lourds et les musiques accompagnent efficacement les affrontements sans chercher à voler la vedette. Chaque tir de Lanzor conserve ce petit côté jouissif qui transforme n’importe quel combat en démonstration peu subtile de gestion des ressources humaines. Les fans de la saga retrouveront immédiatement leurs repères, ce qui est probablement le meilleur compliment possible.

Concernant la durée de vie, les signaux sont particulièrement encourageants. Même si la bêta ne représente qu’une fraction du contenu final, les perspectives sont solides avec plusieurs modes Versus, un système de progression de classes poussé jusqu’au niveau 30, de nombreuses récompenses à débloquer et surtout ce Horde Siege qui semble taillé pour occuper les soirées entre amis pendant très longtemps. Le jeu sera évidemment porté par sa campagne, que j’attends personnellement avec énormément d’impatience, mais le multijoueur a déjà suffisamment de personnalité pour exister par lui-même.

Au final, moi qui suis avant tout un joueur campagne et coop lorsqu’il s’agit de Gears of War, cette preview multijoueur m’a complètement rassuré. Le gameplay paraît plus moderne, la réalisation est impressionnante et Horde Siege apporte enfin cette sensation de nouveauté que la série recherchait depuis quelque temps. Si la campagne est à la hauteur de ce que montre cette preview, les Locustes peuvent déjà commencer à creuser un nouveau trou pour se cacher. Le mois d’octobre semble encore loin, mais l’attente risque d’être plus douloureuse que la chaine d’un Lanzor sur le torse.