Test Beautiful Sakura : Fighting Club – La première règle est d’oublier l’existence de ce club

Quand on lit « Fighting Club » dans un titre, on s’imagine déjà en train d’enchaîner les combos, de suer sur sa manette et de faire mordre la poussière à des adversaires redoutables. On lance Beautiful Sakura, et là, c’est la douche froide. Ou plutôt, c’est la bibliothèque municipale. Parce que dans ce club-là, la seule chose que vous allez muscler, c’est votre index à force d’appuyer sur « A » pour faire défiler du texte. On nous a promis de la castagne, on a eu une séance de lecture imposée.

Le constat est sans appel : il n’y a quasiment aucun gameplay. On est sur un « Visual Novel » pur et dur qui a essayé de se déguiser en jeu de combat pour attirer le chaland. Vous passez 99 % de votre temps à lire des dialogues qui, soyons honnêtes, ne risquent pas de décrocher un prix Pulitzer. On attend le moment où l’action va enfin décoller, où l’on va pouvoir sortir un hadouken, mais non : on vous demande juste de choisir une option de dialogue de temps en temps. C’est aussi palpitant que de regarder une plante pousser, mais avec des filles en tenue légère pour essayer de vous garder éveillé.

Visuellement, c’est du style anime classique. C’est joli sur les images fixes, mais dès qu’on cherche de l’animation, on repassera. On a l’impression de feuilleter un manga dont on aurait perdu les pages d’action. Le rythme est d’une lenteur abyssale, et le sentiment de s’être fait avoir par le titre ne nous quitte jamais. C’est le genre de jeu où l’on finit par « jouer » en mode automatique, juste pour voir si un truc intéressant finit par arriver. Alerte spoiler : la réponse est non.

Au final, on ressort de cette session avec une seule envie : lancer un vrai jeu de combat pour se défouler. Beautiful Sakura: Fighting Club est une erreur de casting monumentale pour quiconque cherche de l’interactivité. Si vous aimez lire des histoires légères avec de jolies illustrations sans jamais toucher aux sticks analogiques, pourquoi pas. Mais si vous espériez un tant soit peu de « Fighting », vous allez vous faire chier comme jamais.

C’est un titre qui porte très mal son nom et qui propose un contenu proche du néant ludique. On s’ennuie, on attend un gameplay qui n’arrive jamais, et on finit par éteindre la console avec un gros soupir. Bref, circulez, il n’y a rien à voir. Et comme dirait l’autre : la première règle de ce Fighting Club, c’est qu’il ne faut surtout pas jouer à ce Fighting Club.