Test de 1989 After the War – Il est où Terminator ?

Post-apo, radiation, fusil à pompe et frigos qui servent de checkpoints : voilà le cocktail un peu foutraque de 1989 After the War. On y incarne Sebastian Beck, un ex-agent pas du tout traumatisé par la Troisième Guerre mondiale (sinon il ne se baladerait pas dans les ruines pour affronter 7 criminels avec juste une épée et trois grenades dans la poche). Le tout est servi dans un enrobage rétro qui transpire l’arcade 80s et la bonne vieille odeur des cartouches NES qui prenaient la poussière sur l’étagère.

Bienvenue en 1989

Le gameplay est simple comme bonjour : tu avances, tu tires, tu recharges. Le fusil à pompe fait le ménage en deux secondes chrono, mais attention : il a besoin de souffler toutes les deux secondes aussi. Du coup, il faut alterner avec l’épée (pour se sentir chevalier post-apocalyptique) ou dégoupiller quelques grenades histoire de varier le carnage.

Visuellement, on est clairement dans la patine 8-bits : décors SF post-apocalyptiques vus et revus, ennemis colorés comme dans un vieux dessin animé mal diffusé, et animations qui donnent l’impression que les sprites hésitent entre sauter ou éternuer. Mais, dans le genre rétro, ça passe.

Sur NES ça aurait eu de la gueule

Côté musique et bruitages, rien de mémorable. Les thèmes sont moyens et les sons donnent plus l’impression de crépiter dans un grille-pain que d’exploser une grenade. Mais bon, c’était sans doute l’effet recherché.

Les niveaux, eux, sont étonnamment longs. Chaque stage est découpé en plusieurs tableaux, avec des checkpoints espacés comme les stations-service en plein désert. Et à la fin, un boss, évidemment. Le petit twist malin, c’est la gestion de la radiation : elle monte en permanence, et pour la faire redescendre, il faut ramasser des items ou atteindre les fameux frigos (oui, c’est original, on sauve sa peau grâce à un frigo, Indiana Jones 4 n’a rien inventé).

Des méchants et des mutants

La jouabilité reste correcte, mais les hitbox manquent de précision. Résultat : on meurt souvent, parfois plus à cause de l’approximation du jeu que de son manque de skill. Rien de rédhibitoire, mais un brin frustrant quand on recommence pour la quinzième fois le même écran.

En 1989, ce titre aurait sans doute fait parler de lui sur NES et les magazines spécialisés, avec sa dose d’action, ses boss et son ambiance radioactive. Aujourd’hui, ça reste un petit plateformer d’action en 2D plutôt moyen, qui amuse le temps de quelques parties, mais clairement pas un indispensable. Après tout, sur le store Xbox, on trouve bien pire dans le genre.