Test de Adventure of Samsara – Prince of Atari

Adventure of Samsara, c’est un peu comme si un vieux carton d’Atari avait été oublié au grenier, puis dépoussiéré par un studio brésilien décidé à lui donner une seconde vie. On y retrouve un Metroidvania 2D au parfum rétro assumé, mais avec un vernis moderne qui l’empêche de sentir le moisi. Pixel art étrange mais soigné, biomes interdimensionnels, boss mutants qui ne demandent qu’à vous écraser… bienvenue dans une aventure cosmique où la mort et la renaissance servent de fil conducteur.

Il fait froid

Visuellement, le jeu lorgne du côté des vieilles gloires avec son pixel art volontairement rugueux. On pense parfois aux tout premiers Prince of Persia, avec des animations un peu rigides mais qui collent bien à cette ambiance rétro-futuriste. Pas de fioritures visuelles ici : c’est brut, old school, et ça assume son héritage Atari sans détour.

La tête au dessus des nuages

La bande-son, elle, préfère rester en retrait. Les musiques ne marquent pas particulièrement, mais les bruitages sauvent la mise en apportant une vraie efficacité aux combats et aux interactions. Chaque coup d’épée (ou plutôt chaque coup de “champion solaire ressuscité”) a ce petit clac satisfaisant qui compense le côté un peu discret de la partition musicale.

Un côté mystique

Côté narration, pas de longs pavés de dialogues ou de cinématiques interminables : l’histoire se raconte surtout par l’image, avec quelques textes pour donner un peu de contexte. On se retrouve donc rapidement plongé dans cet univers interdimensionnel étrange, sans avoir besoin d’un manuel de 40 pages. Une approche simple mais efficace.

Le gameplay, lui, est d’une rusticité assumée. Les combats manquent parfois de fluidité, les coups paraissent lents et la garde demande un timing de chirurgien. Mais pour le reste, on retrouve les fondamentaux du genre : une carte à explorer, des aller-retours obligatoires, des compétences à débloquer pour progresser et bien sûr des boss costauds qui vous rappellent que la résurrection, ça se mérite.

Ce géant veut ma peau

La progression garde ce côté “classique mais satisfaisant” du Metroidvania. On avance, on débloque de nouvelles capacités, on revient sur ses pas pour ouvrir des zones cachées, et ainsi de suite. Rien de révolutionnaire, mais ça fait le boulot. La durée de vie se cale d’ailleurs dans les standards du genre : assez solide pour occuper, sans être interminable au point de lasser.

Au final, Adventure of Samsara est un metroidvania qui sent bon le rétro mais une touche de modernité tout de même. Les fans du genre ou les nostalgiques de l’Atari des années 80 seront sans doute aux anges. Personnellement, j’ai trouvé ça sympa mais pas transcendant pour autant.