Test de Agent Fall – L’espion qui voulait tout faire péter !

Agent Fall, c’est un peu comme un cocktail d’action rétro servi avec des glaçons de nostalgie et une cerise de coopération locale. Dans ce jeu de tir à défilement latéral, vous infiltrez une base secrète (parce que les bases normales, c’est trop facile) et vous tirez sur tout ce qui bouge — et parfois sur ce qui ne bouge pas, juste pour être sûr. Ajoutez à cela une pincée de plateforme, des explosions à la Michael Bay et une pseudo-intrigue d’espionnage… et voilà, vous avez le menu !

Des soldats clonés

Côté gameplay, c’est du run and gun classique. Vous choisissez parmi quatre agents, qui auraient pu être nommés « le bourrin », « le furtif » (mais pas trop), « le passe-partout » et « le bonus esthétique ». Vous courez, sautez, grimpez des échelles et tirez dans toutes les directions en vidant des chargeurs dignes d’un blockbuster des années 80. Ah, et vous lancez des grenades histoire de voir les ennemis (et quelques barils) partir en fumée. C’est simple, efficace, mais sans surprise. En solo, cela devient vite répétitif, mais à deux, on rigole bien, si on a un partenaire de jeu sympa.

Elle est où la vache?

Le jeu essaie d’épicer son contenu avec des décors allant du désert aux complexes souterrains, en passant par des hangars d’avions ou des laboratoires extraterrestres. Mention spéciale aux phases en moto qui rajoutent un peu de dynamisme. Mais tout cela reste très convenu. Le style graphique, proche d’une NES sous stéroïdes colorées, a son charme, mais on sent vite que le budget artistique s’est arrêté au minimum syndical.

Le jeu propose une intrigue d’espionnage avec des dialogues entre les missions. Malheureusement, tout est en anglais et aussi captivant qu’une réunion PowerPoint un lundi matin. Les personnages sont « mémorables » dans le sens où vous les oubliez dès qu’ils quittent l’écran. Bref, ne venez pas pour le scénario.

Salutations!

Mon aventure a connu un petit goût de nostalgie informatique avec un bug fatal lors de ma première rencontre avec le premier boss. Imaginez un joli message d’erreur façon Windows XP et un retour à l’accueil sans sommation. Heureusement, le système de checkpoints est généreux, mais franchement, ce genre de pépin sur Xbox, ça fait tâche.

Je suis le flinguer de la route

Côté bande-son, ça tabasse : des riffs de guitare rock qui vous motivent à vider vos chargeurs avec style. C’est sympa, mais un peu répétitif à la longue. Les bruitages, eux, font le job sans briller, et il n’y a pas de doublage vocal pour venir sauver l’ambiance (je n’en espérai pas).

Agent Fall ne s’attarde pas. En difficulté facile, vous plierez l’affaire en peu de temps. Il y a bien quelques boss pour corser les choses, mais globalement, le challenge reste modéré. C’est parfait pour une soirée entre potes où l’objectif est de déconnecter le cerveau, pas de décrocher un prix de stratégie.

Agent Fall n’est ni mauvais, ni exceptionnel. C’est le genre de jeu qu’on sort pour se défouler le temps d’une soirée, surtout en coop locale. On s’amuse un peu, on se défoule et on passe à autre chose. Un petit jeu moyen qui, comme son héros, finira par tomber dans l’oubli.