Test de Alpacapaca Dash 2 – Vous aurez vite envie d’arrêter !

Après avoir sauvé le Monde Alpaca dans le premier opus, vous pensiez pouvoir vous reposer et savourer une bonne touffe d’herbe fraîche ? Eh bien non ! L’obscurité revient en fragments, et vous devez à nouveau sauver la mise. Dans Alpacapaca Dash 2, vous incarnez un alpaga qui court sans s’arrêter, enchaînant les sauts, les tirs et les dashes pour survivre aux dangers du scrolling automatique. Le but ? Avancer le plus loin possible et éliminer des ennemis pour les transformer en amis. L’idée paraît simple… et elle l’est. Trop simple, même.

Quand tu as vu ça, tu as compris…

Dès les premiers instants, un constat s’impose : c’est moche. Pas « rétro-charmant », non, juste moche. Le pixel art baveux manque de détails, les décors sont fades et vides, et les ennemis semblent tout droit sortis d’un générateur de sprites aléatoires. Cerise sur le gâteau, les pièges et éléments de décor semblent avoir été posés au hasard, avec un manque total d’harmonie visuelle.

UNE DA MAGNIFIQUE

L’animation n’arrange rien : notre alpaga se déplace de façon rigide, et les hitbox foireuses transforment chaque tentative d’esquive en une loterie frustrante. Pour éviter de gérer la destruction des ennemis, le jeu opte pour une solution low cost : on leur tire dessus et hop, ils changent de couleur, deviennent nos amis et on peut leur passer à travers. Pourquoi se fatiguer à coder des explosions, après tout ?

Le level design ? Il n’y en a pas vraiment. Les niveaux s’enchaînent sans transition, avec simplement une palette de couleurs qui change brusquement. Chaque stage se termine par un combat contre un boss, un « fragment d’obscurité » qui ressemble vaguement à un OVNI flottant bizarrement dans le ciel. Un moment épique ? Pas vraiment.

Mario peut aller se pendre avec un tuyau

Et la musique… Mon Dieu, la musique. Un pauvre MIDI qui tourne en boucle dans chaque monde, avec quelques bruitages minimaux et peu inspirés. Si vous jouez au casque, bon courage pour ne pas craquer au bout de dix minutes.

Une petite astuce pour ceux qui voudraient s’infliger ce calvaire : dès le début, vous n’avez qu’un seul cœur. Cela signifie que le moindre contact avec un ennemi ou un obstacle vous ramène au début du niveau. Mais surprise ! Une boutique est accessible dès l’écran d’accueil, où vous pouvez acheter des cœurs supplémentaires avec les pièces gagnées. Ça ne rend pas le jeu bon, mais au moins, ça évite de mourir toutes les cinq secondes. Ah, et pour les chasseurs de succès, les 1000G sont ridiculement faciles à obtenir.

Alpacapaca Dash 2 est un jeu de plateforme à scrolling automatique sans intérêt. Son seul mérite ? Tester votre patience face à un gameplay répétitif, une direction artistique douteuse et une bande-son qui vous vrillera les tympans. Si vous aimez rager sur un jeu moche et énervant, vous êtes au bon endroit. Sinon, fuyez, et ne regardez pas en arrière.