Dans Amber Alert, vous incarnez un flic lancé en pleine nuit dans une affaire bien glauque : une gamine kidnappée, une secte visiblement fan de couteaux bien aiguisés, et des quartiers où même les lampadaires ont démissionné. Amber Alert (ou Ambet Alert si vous le cherchez dans le store : oui, ils se sont plantés sur le titre du jeu, du coup, on lance Ambet Alert sur notre console) nous propulse dans un jeu d’horreur/survie où chaque détour de ruelle peut vous coûter la vie… ou au moins votre patience.

Dès les premières minutes, l’ambiance tape dans le mille : c’est poisseux, tendu, et on sent bien le côté « danger permanent » à la Resident Evil des mauvais soirs. Le hic, c’est que l’atmosphère a beau être bonne, elle est aussi littéralement trop sombre. On parle ici d’un noir quasi total, façon « simulateur de panne de courant en banlieue mal fréquentée ». Même la lampe torche semble être inutile car elle n’éclaire pas grand chose. Faut croire que ce bon vieux flic a oublié ses piles. Résultat : le moindre déplacement se transforme en galère visuelle, et ce n’est pas du tout pour l’immersion, c’est juste frustrant.

Techniquement, le jeu donne parfois l’illusion d’être solide… jusqu’à ce que tout parte en sucette. Les ennemis ? Ils popent façon surprise Kinder. On explore une maison, on ouvre une porte, bam, un maniaque nous saute dessus avec une dague rouillée. Réflexe ? QTE bas de gamme où il faut appuyer sur « B » (encore faut-il le voir). Sinon, c’est retour à la case départ. Oui, car Amber Alert fait dans le permadeath. Une mort ? Et on recommence tout. Le rêve.

Le gameplay, lui, se veut FPS classique, mais entre les flingues qui sonnent comme des pistolets à bouchon et les ennemis qui ignorent totalement vos balles pour venir vous planter, la frustration n’est jamais loin. Il y a bien une tentative de progression avec des clés à récupérer pour ouvrir des portes dans des maisons semi-aléatoires, mais comme tout est sombre et que mourir veut dire reset total, on a vite fait de se dire que sauver la gamine, c’est peut-être pas si urgent que ça.

Côté son, c’est ambiance « brouhaha lointain » et bruitages inégaux. Un chat qui miaule, une porte qui claque, ça fait le job pour faire sursauter. Mais les armes sonnent creux, et la musique est tellement absente qu’on se demande si le compositeur n’a pas, lui aussi, été kidnappé.
En résumé, Amber Alert partait sur une idée accrocheuse, avec un ton oppressant et une secte de tarés bien flippante à traquer dans la pénombre. Malheureusement, entre une visibilité désastreuse, une progression punitive et un gameplay qui se tire une balle dans le pied, le titre gâche tout ce que son ambiance avait réussi à poser. Bref, un jeu qui avait un bon potentiel… mais qui s’égare vite dans l’obscurité, au sens propre comme au figuré.
