Test de Apidya’ Special – Micro Cosmos 

Les fameuses fleurs bonus

Je ne suis jamais contre un petit shoot’em up des familles, mais n’ayant plus les réflexes d’avant, les bullet hells sont maintenant hors de portée pour moi. Donc quand Titeuf Riggs me propose de sauver la faune et la flore, je réponds présent. Mon amour des belles plantes, même à l’approche des 50 berges, reste intact. Hayley Atwell, si pour la promotion de Fable tu as besoin d’un traducteur, d’un homme à tout faire… n’hésite pas à contacter la rédaction de XboxOrNot ! 

Le canard Ti Chaud

Mais je m’éloigne encore du sujet : Apidya’ Special. J’avoue être passé totalement à côté de ce jeu sorti en 1992 sur Amiga par le studio allemand Kaiko. Au premier coup d’œil sur un screenshot, on remarque tout de suite l’influence de Gradius de Konami, mais transposée dans un monde végétal. Si occire de l’alien et du vaisseau extraterrestre est dans mes gènes depuis Space Invaders, l’idée est intéressante et protéger notre pote âgé, euh notre potager, peut renouveler l’expérience de jeu. 

Beaucoup de rats passent dans le monde du JV

Apidya’ Special fait quasiment ce qui se fait de mieux en termes d’hommage à un titre. Il ne manque que les boîtiers et les jaquettes d’origine pour que le fan soit comblé. Parti d’un portage inachevé sur console 16 bits, un fan devenu programmeur réussit à réunir une partie de l’équipe d’origine et accomplit l’exploit de transposer ce titre en 2026. Tout est respecté en y ajoutant une touche de modernisme… Il y a des filtres que l’on peut activer ou non, des cheats à activer ou non, et la possibilité de passer au jeu d’origine par simple pression du bouton RB. Un plaisir. 

Des égouts sans tortue

Maintenant, parlons du jeu en lui-même. Si en 1992, Apidya’ pouvait laisser le joueur pantois face à la maîtrise des codes du studio japonais Konami par un simple petit studio allemand, aujourd’hui, de l’eau du Rhin a coulé sous les ponts de la petite France. Une abeille ou une guêpe protège la nature des méchantes bestioles en tous genres grâce à ses lasers et autres bombes. Évidemment, et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu ! Donc un tir classique, un tir chargé et une roue de bonus en bas qui permet de choisir ses upgrades façon, encore une fois, Gradius. Vous abattez certains ennemis ou une vague entière, cela vous octroie une fleur qui fait bouger le curseur de la roue d’upgrade. À vous de valider ou non l’option afin d’affronter les terreurs du jardin. 

Tanche va la cruche à l’eau, qu’à la fin….

Les ennemis sont variés, les décors pas beaucoup mieux qu’un jeu 16 bits. Mais avouons-le, celui qui a connu le jeu à l’époque sera entièrement conquis. Le novice, par contre, remarquera la difficulté du titre et relèvera le côté particulièrement sodomisateur des ennemis, à savoir certains tirs particulièrement rapides, des ennemis qui popent ça et là de façon à vraiment te mettre dans l’embarras et parfois même des éléments du décor qu’il vous faudra connaître par cœur afin de ne pas vous retrouver bêtement coincé… au fond du trou de René la taupe ou du terrier du lapin de Mars. 

Je suis comme le roseau : Je plie mais ne rompt pas
Mallaury Nataf, toute une époque

En résumé, les nostalgiques retrouveront peut-être un jeu doudou, mais les autres, même s’ils salueront la qualité et l’investissement sur ce vestige du passé, passeront leur chemin en prétextant sûrement un prix un peu trop élevé pour la qualité intrinsèque du jeu et un titre qui porte malheureusement le poids des années, un peu comme votre serviteur, et qui malgré toutes les qualités que l’on peut lui trouver reste un clone de Gradius

Je suis un Winner et sauve la planète… Mon nom est SuperJingo