Test de Back to the Dawn – Prison Break pour animaux

Bienvenue à Boulderton, la prison où même un distributeur de sodas aurait un casier judiciaire. Back to the Dawn nous met dans la peau (et le pelage) de deux taulards pas tout à fait comme les autres : Thomas le renard, journaliste emprisonné pour avoir voulu révéler un complot, et Bob la panthère, agent infiltré qui commence sérieusement à se demander si le métier d’apiculteur n’aurait pas été plus reposant. Le programme ? Survie, magouilles, alliances bancales… et surtout, préparer la grande évasion.

Visuellement, c’est du pixel art qui a de la personnalité. Les personnages-animaux sont expressifs, bien animés, et l’univers carcéral est crédible dans ses décors tout en conservant un certain charme rétro. Certes, ça reste de la 2D assez simple, mais le style est maîtrisé et cela colle parfaitement au ton du jeu. On sent que chaque cellule, chaque couloir a été pensé pour raconter une petite histoire.

Côté gameplay, le titre mélange exploration, gestion de ressources et un brin de castagne, le tout avec pas mal de liberté. On peut la jouer discret, ou au contraire provoquer une émeute pour couvrir ses manigances. Le personnage répond bien aux commandes, mais l’interface, elle, a tendance à se transformer en tableau de bord de Boeing dès qu’il y a un peu trop d’infos affichées. Ça peut vite fatiguer les yeux, surtout dans les moments intenses.

L’écriture, elle, est au rendez-vous. Les dialogues sont soignés, le casting de détenus est haut en couleur, et on prend plaisir à découvrir les petites intrigues dans les coins sombres de la prison. Mais là, on se cogne un gros défaut : c’est uniquement en anglais, sans traduction française, et avec un volume de texte digne d’un roman. Comme il n’y a pas de doublage, tout passe par la lecture — et ça, ça va clairement en laisser plus d’un sur le bas-côté.

L’ambiance sonore est réussie : les musiques installent une tension constante, oscillant entre polar noir et rythme plus nerveux lors des moments chauds, tandis que les bruitages restent discrets mais efficaces. Rien de révolutionnaire, mais ça fait le job.

L’histoire tient en haleine, d’autant plus qu’on peut la vivre sous deux angles bien différents avec Thomas ou Bob, et qu’elle propose plusieurs niveaux de difficulté pour s’adapter à tous les styles de joueurs. Ajoutez à ça plusieurs plans d’évasion, des fins multiples, et une sacrée quantité de quêtes annexes, et vous obtenez une durée de vie solide. Comptez une quinzaine d’heures pour une partie classique, et largement plus si vous voulez tout voir.

Cerise sur le parloir : le jeu est dispo depuis sa sortie dans le Xbox Game Pass. Un bon moyen de se laisser tenter sans devoir hypothéquer son matelas de cellule.

En conclusion, Back to the Dawn est un titre prenant et bien écrit, mais c’est vraiment dommage que le jeu ne soit pas traduit dans notre langue, car cela va empêcher pas mal de joueurs de se plonger dans ce monde carcéral.