Test de Bambas! – Un jeu qui casse les pieds?

Bambas! nous ramène en enfance, cette époque bénie où le trottoir était une piste de Formule 1, la flaque un océan à traverser et la canette de soda une balle de foot réglementaire. Ici, la rue devient terrain de jeu dans une ville méditerranéenne ensoleillée. Originalité oblige : chaque stick et gâchette contrôle une chaussure différente, comme si vous pilotiez vos propres baskets. Ajoutez à cela une flopée de défis urbains – marcher sur un rebord, shooter des détritus, faire des sauts improbables – et une collection délirante de chaussures à débloquer. Sur le papier, c’est la grande évasion à pied.

On s’éclate avec du papier

Sauf que… la première chose qu’on remarque en lançant Bambas!, ce n’est pas la brise marine ou le parfum de l’enfance. Non, c’est la caméra. Collée à nos baskets comme un paparazzi sur une starlette, elle empêche tout simplement d’anticiper ce qui se passe autour. Résultat : on marche, mais on marche un peu dans le vide.

Toute ressemblance est… normale

Ensuite, il y a la carte. Ou plutôt, la “carte mystère”. L’interface ne vous aide pas du tout à vous repérer, et la mini-map, figée comme une statue grecque, refuse obstinément de pivoter. On avance donc souvent en mode GPS intérieur… et on finit par tourner en rond comme un pigeon sur une place.

Graphiquement, Bambas! opte pour le cel-shading, un style qui aurait pu apporter du charme. Mais ça manque cruellement de détails et de couleurs qui claquent. Les chaussures sont variées, c’est vrai, mais il suffit de croiser une bouteille ou une voiture pour se rendre compte que la modélisation pique un peu les yeux. Bref, la Méditerranée manque ici de soleil.

Si vous croisez des espadrilles, c’est Jingo !

La bande-son, elle, joue les trouble-fêtes. Les musiques sont plutôt sympas à écouter en dehors du jeu, mais ne collent jamais vraiment à l’ambiance. Et côté bruitages… c’est l’école du minimum syndical. Claquettes-chaussettes, et basta.

Au niveau des missions, on oscille entre petites courses, défis débiles et moments un peu plus originaux (coucou la course en trottinette électrique). Le problème, c’est que ça se répète vite et que le gameplay finit par fatiguer. Contrôler deux pieds indépendamment, c’est marrant cinq minutes. Après, ça devient une séance de kiné pour vos pouces.

On va s’amuser!

Le concept est pourtant fun. On sent une vraie volonté d’amener quelque chose de décalé, une sorte de simulateur de trottoir qui se prend pour un bac à sable. Mais entre une caméra capricieuse, des déplacements peu confortables et une boucle de jeu trop aléatoire, le plaisir se dilue aussi vite qu’un cornet de glace au soleil.

En conclusion, Bambas! est un jeu rigolo sur le papier, mais son gameplay trop aléatoire et ses missions redondantes l’empêchent de briller. Pas désagréable pour une petite balade virtuelle, mais au final plutôt moyen.