Test de Beaked Buccaneer – Le perroquet fan de Johnny Depp

Beaked Buccaneer nous embarque dans les plumes d’un perroquet qui en a ras le perchoir de rester sur l’épaule des autres. Son objectif: devenir un vrai pirate, un flibustier de compétition. On explore quatre mondes sur le thème des pirates, avec des chemins alternatifs et un antagoniste qui porte sans honte le doux nom de Capitaine Puant. Au programme: du platformer 2D, des combats à l’épée minuscules, des trésors éparpillés et une ambiance 8 bits qui lorgne très fort vers la NES.

Je cherche un dénommé Mario

Dès les premières minutes, on sent un léger parfum de Super Mario Bros 3: une direction artistique simple, colorée, un peu scolaire mais pas désagréable. Le jeu a une vraie petite personnalité rétro, même si elle ne risque pas de vous décrocher la mâchoire de surprise.

Le gameplay… bon. Ça se laisse jouer, ça répond assez bien, mais impossible d’ignorer que le personnage glisse un peu comme une savonnette sortie du bain. Le coup d’épée manque de portée, ce qui donne souvent l’impression de se battre avec un cure-dent héroïque. C’est jouable, on avance, mais on ne jubile pas vraiment.

Il pleut !

La musique pirate tourne en boucle comme un marin qui aurait perdu sa boussole. Pas mauvaise, mais répétitive à souhait, au point de devenir un petit matraquage auditif. Elle fait le job, mais elle n’apporte rien de plus que l’ambiance déjà installée.

On nous parle de gameplay Metroidvania. Disons plutôt une version très allégée, comme si on avait retiré la moelle épique pour ne garder que le squelette: quelques améliorations d’équipement, un soupçon de montée en niveau, et voilà. Ça donne un peu de variété, mais pas assez pour maintenir l’engagement sur la durée.

Les promos du store ?

Les quatre mondes thématiques se parcourent sans déplaisir. On combat des pirates, on déniche quelques trésors, on emprunte parfois des chemins alternatifs, mais globalement le jeu ne surprend jamais vraiment. On enchaîne les niveaux, on voit vite venir les mécaniques, et on arrive au bout assez rapidement.

Au final, Beaked Buccaneer a le charme tranquille d’un platformer 8 bits qui aurait pu sortir sur NES. Il est simple, il est honnête, il ne fait de mal à personne. Mais il ne va pas bien loin: pas de moment marquant, pas de vrai élan, juste une petite aventure rétro qui passe et s’évapore aussitôt qu’on éteint.