Test de Beetle Shock – La fausse Juice

Beetle Shock débarque comme un petit insecte innocent et finit par vous coller une claque au sol façon Hulk miniature. Ici, pas de scénario à rallonge ni de drame shakespearien chez les coléoptères : vous êtes un scarabée costaud chargé de casser des troncs, collecter des lucioles et trouver un fruit jaune comme si votre vie en dépendait (ce qui est un peu le cas, mais chut). L’ambiance forestière rappelle ces dessins animés du dimanche matin où tout semble mignon… jusqu’à ce qu’une scie en forme de trèfle tente de vous découper. Bref, un jeu de plateformes qui ne se prend pas au sérieux, et qui vous invite à sauter partout comme un enfant après trois sodas.

Classique

Au niveau des graphismes, le jeu joue clairement la carte rétro avec un style proche du 8 bits qui aurait oublié d’évoluer après la NES. Alors oui, ça a un charme, un peu comme revoir un vieux épisode de Pokémon sur une télé cathodique… sauf qu’ici, le rendu paraît parfois plus paresseux que nostalgique. Les environnements se répètent, les détails sont minimalistes, et on a vite fait le tour. Ce n’est pas moche, mais ça manque cruellement de personnalité, comme un cosplay fait à la va-vite un dimanche matin.

J’ai l’impression de jouer au début des 90’s

Côté gameplay, les bases sont solides et heureusement, parce que c’est là que Beetle Shock sauve les meubles. Le scarabée répond bien, les sauts sont précis, et l’attaque au sol a ce petit côté satisfaisant, presque cathartique, comme écraser du papier bulle. La boucle de gameplay est simple : on saute, on collecte, on cherche le fameux fruit pour débloquer la sortie. Ça fonctionne, mais ça tourne vite en rond, un peu comme si Super Mario avait décidé de ne garder qu’un seul niveau et de le répéter 30 fois avec une lumière différente.

Pour la bande-son, difficile de ne pas penser à une playlist Spotify intitulée « Ambiance ascenseur zen ». Les musiques font le job en arrière-plan, mais elles sont aussi mémorables qu’un jingle de supermarché. Rien ne vient vous tirer de votre torpeur auditive, et après quelques niveaux, on se surprend à fredonner autre chose pour combler le vide. Dommage, parce qu’un peu plus de punch aurait pu donner une vraie identité au jeu.

Allez on saute

Concernant la durée de vie, on est face à un titre qui ne cherche clairement pas à s’éterniser. Les 30 niveaux s’enchaînent rapidement et, pour les chasseurs de succès, c’est un festin : 2000G qui tombent presque aussi vite que les pièces dans un vieux Sonic. On parle ici d’une expérience qui peut être bouclée à la vitesse d’un speedrun amateur, ce qui ravira certains et laissera les autres sur leur faim.

ATTAQUUEEEEE !

En conclusion, Beetle Shock est un petit jeu qui se laisse picorer sans jamais vraiment rassasier. Amusant sur l’instant, vite oublié ensuite, il ressemble à ces snacks qu’on dévore sans réfléchir avant de se demander pourquoi on a encore faim. Pas désagréable, mais clairement pas inoubliable, sauf si votre objectif est de gonfler votre score Xbox sans lever le petit doigt.