Beyond The Ice Palace est apparu en 1988 sur Amiga, Atari et même ZX Spectrum, Avouons-le clairement : Personne n’attendait une suite ! Et c’est en 2025 que Storybird Studio, nous sort cette suite, sortie du diable Vauvert… Les années ont-elles permis à ce jeu de passer au rang de jeu culte et relancer à la fois une IP et la hype ? Clairement pas !


Les dieux, qui n’avaient rien d’autre à faire, décochent une flèche sacrée depuis les cieux afin de révéler leur héros. Notre héros devenu roi dans le premier opus meurt. Mais même mort, les dieux ne lui foutent pas la paix et chaque année, il reçoit une flèche divine pour consolider son lien avec les dieux… Une destinée, un sacerdoce, comme pour créer un lien entre lui, le monde des vivants et celui des dieux. Les ennemis ont volé une de ces flèches afin de maudire notre héros. Il va donc revenir d’entre les morts pour casser la tronche aux méchants pas beaux et récupérer ces pouvoirs, son trône et tutti quanti.

Bon, excusez ce résumé, un peu obscur et rempli de galéjades… Clairement, on ne joue pas à ce jeu pour l’histoire tiré par les cheveux de GXL Redge. On y joue pour le gameplay ? Pas vraiment, non plus ! On est face à un jeu d’action plateforme qui lorgne du côté de Castlevania. Pas le Castlevania de Symphony of the Night mais le Super Castlevania IV de la Super Nintendo avec des éléments de boost de personnage pas foufou. Notre personnage peut sauter, dasher, faire tournoyer ses chaines façon Théo qui découvre les joies de l’hélico zgeg.

Donc contrairement à Simon Belmont, notre roi n’est pas équipé d’un fouet, mais de chaines, sinon globalement, on retrouve ces marques. Et une manière de jouer qui sent le déjà vu, déjà joué. Le gros point positif, est que notre héros peut faire moult choses avec ses chaines : se suspendre, arracher des portes, tirer des objets, faire des exécutions sur certains ennemis, cela ajoute un côté nerveux et dynamique à l’action.

Sorti de cela, mis à part les graphismes, remis à l’ère 16/32 bits pour rendre le jeu moins archaïque que son ainé… On s’ennuie ferme. Simon Belmont avait un balai coincé dans le fondement, mais là, si le personnage est un peu plus mobile, ce sont les chaines que je trouve moins agréables à utiliser que le sempiternel fouet de notre chasseur de vampires. Un manque de fluidité où l’on se sent moins libre…


La musique n’est pas désagréable, mais à des années lumières de l’ouverture de Castlevania IV qui résonne encore en moi aprés 30 ans de jeu vidéo. Le jeu vous forcera à faire certains petits aller-retours de téléporteur afin de découvrir certains endroits. Mais entendons-nous bien : Rien à voir avec un metroidvania. La difficulté est relevée sans être insurmontable pour peu que vous vous accrochiez. Mais en aurez-vous l’envie ?

Sans être un mauvais jeu, Beyond The Ice Palace 2 se noie dans le flot des sorties. Sans être foncièrement bon, ni foncièrement mauvais… Juste un manque de suppléments d’âmes. On peut se demander, pourquoi avoir déterré une si vieille licence qui ne parle plus à personne ? C’est peut-être la véritable quête de ce jeu ! Rejouer à Super Castlevania IV me procure plus de plaisir, mais c’est probablement pour cela que Riggs et certaines personnes autour de moi disent que je suis un vieux con.


