Biped 2 reprend la formule du premier épisode que je n’ai jamais testé d’ailleurs : deux petits robots trop mignons, Aku et Sila, qui se baladent dans des environnements colorés pour résoudre des casse-têtes en duo. Cette fois, l’aventure les envoie sur une planète lointaine après un mystérieux signal, histoire de prouver que même des cylindres sur pattes peuvent devenir des héros galactiques. Entre glissades, grappin, deltaplane et puzzles coopératifs, le jeu mise clairement sur l’entraide et la synchronisation pour donner vie à son concept.

Graphiquement, le jeu fait bien le job. Les environnements sont variés, colorés et plutôt détaillés, sans jamais tomber dans la surcharge. Les robots sont toujours aussi attachants, avec un design rondouillard qui donne envie de les protéger… ou de les envoyer dans le vide juste pour voir l’animation. On ne juge pas.
Là où Biped 2 brille vraiment, c’est en coopération. À deux, voire à quatre, tout devient plus drôle. On se chambre, on se rate, on tente des stratégies absurdes, et bizarrement ça marche parfois. Le jeu devient une sorte de chorégraphie robotique improvisée: on se synchronise tant bien que mal, on se félicite quand ça passe, on rigole quand ça échoue. Bref, c’est fun.

En solo, par contre, c’est tout de suite moins funky. Le gameplay repose sur le contrôle séparé de chaque jambe avec un stick différent. Sur le papier c’est original. Dans les faits c’est un peu comme essayer d’écrire une lettre d’amour avec des moufles: techniquement faisable, mais à un moment, on remet tout en question. Le jeu demande souvent une précision quasi chirurgicale… dans un système qui n’est absolument pas fait pour être précis. Résultat: frustration express.
Le level design insiste lourdement sur cette précision. Sauter, pivoter, s’arrêter au millimètre: tout devient un défi en soi. On finit par élaborer des stratagèmes dignes d’une opération militaire juste pour franchir un pont branlant. Et quand la caméra décide d’être contrariante, ce qui arrive trop souvent, on peut dire adieu à la sérénité.

Le gameplay a donc ce côté complexe et un peu aléatoire qu’on adore ou qu’on déteste. Certains y verront un charme chaotique assumé. Moi j’y ai surtout vu mon robot faire des zigzags imprévisibles comme s’il avait découvert la vie la veille. Heureusement, la bande son est sympa. Elle accompagne bien l’ambiance légère et colorée, sans se faire envahissante. On reste dans quelque chose de cohérent et plutôt agréable.
En conclusion, Biped 2 est un jeu qui m’a énervé et frustré. Alors peut-être qu’en coopération cela vous amusera mais il faudra réussir à garder une certaine zenitude.