Test de Blaster Force 3000 – Mochenstein

Blaster Force 3000 nous propulse dans l’action rétro des FPS old-school, ceux où les murs sont des cubes, les ennemis des pixels, et la subtilité un concept encore en bêta. Le jeu promet des affrontements contre des aliens dans des cavernes, des châteaux antiques et l’espace infini. En gros, du Doom version très… très allégée. Il faut avancer, tirer, chercher des passages secrets et accumuler des points. Le concept n’est pas idiot, mais encore faut-il réussir à donner un peu de peps à tout ça.

Une image vaut mille mots

Dès le lancement, on sent que Blaster Force 3000 a le regard tourné vers le passé, mais malheureusement, il y reste coincé. Le style graphique se veut pixel art rétro, mais on a plutôt l’impression d’un FPS bricolé sur Paint un dimanche pluvieux. Les textures sont baveuses, les ennemis mal animés, et les décors se répètent plus qu’une rediffusion de Derrick. Les vieux Duke Nukem 3D avaient plus de personnalité que ça avec des lolos et une salle de ciné !

C’est beau non ?

Le gameplay, lui, tient sur un post-it : on avance, on tire, et parfois on tourne à gauche. L’action est molle, les armes manquent de punch, et les ennemis semblent frappés de myopie tant ils réagissent lentement. C’est le genre de jeu où on a presque honte de recharger son arme tant rien ne justifie un tel effort.

Les niveaux sont découpés en 36 stages répartis sur trois environnements, mais c’est surtout un festival de couloirs qui tournent en rond. On passe plus de temps à chercher la sortie qu’à se battre, et la difficulté reste aussi plate qu’un écran CRT éteint. Le challenge est inexistant, et même les boss n’ont pas la décence d’être un peu intimidants.

Des worms!!

La bande-son mérite aussi une mention spéciale. Le métal qui accompagne chaque niveau tourne en boucle comme un métaleux endormi sur sa guitare électrique. Au bout de dix minutes, on a envie de couper le son, voire le jeu tout court.

On aurait pu pardonner un peu de laideur et de répétition si le rythme suivait, mais Blaster Force 3000 n’a ni la nervosité d’un Doom, ni la folie d’un Serious Sam, ni même le charme naïf d’un jeu indé fait avec amour. Ici, on sent juste la sueur d’un projet trop fauché pour être fun.