Les années 2000, les restes de la coupe du monde 98, les parties de PES … J’avais une vingtaine d’années et mon cœur était plein d’espoir, d’amour, de réussite sociale et professionnelle. En manga, il y avait ce qu’on appelle “La sainte trinité” : Naruto, One Piece et Bleach. Nous passerons volontairement sur les 2 premiers, car c’est Bleach qui nous intéresse ici. Manga de Tite Kubo, publié chez Jump, l’éditeur du DragonBall cher à notre bon vieux Redge, il prend racine dans le monde réel, contrairement à One Piece ou Naruto. En 74 tomes, on découvre l’univers, de Kurosaki Ichigo, lycéen qui à la suite d’un événement tragique dans son enfance peut voir et entendre les morts. À 15 ans, il sauve la vie d’une Shinigami qui détruit les âmes corrompues : les Hollows. Il devient alors Shinigami remplaçant. Et c’est le début d’un Shonen, à la fois captivant, mais classique.

L’anime s’est arrêté en 2012, inachevé. Un peu comme Saint Seiya ! Il aura fallu attendre 2023 pour que Disney+ nous offre Bleach Thousand Year Blood Wars censé clôturer l’œuvre à échéance de 2025. Excellente occasion pour Bandai Namco de relancer la machine à cash des jeux vidéo, il faut profiter de la hype.

Disons-le clairement, les jeux vidéo Bleach n’ont jamais été des bangers comme disent les jeunes. Que ce soit les épisodes sur Wii, PS3… Il n’y a que les Bleach Heat The Soul sur PSP qui s’en sortaient plus qu’honorablement. Celui-ci ne déroge pas à la règle, hormis le plaisir de retrouver ces héros favoris et revivre l’histoire du début, tout est classique, voire mou du genou.

Nous sommes en face d’un jeu de combat 3D proposant des modes de jeu classiques : Histoire, Combat seul, en versus locale ou en ligne, entrainement… Du classico classique comme dirait tonton Riggs. Le mode histoire, vous permet hors entrainement d’apprendre les rudiments de combat, le tout enrobé de couches d’animés qui replacent le tout dans le contexte, revivre chaque arc : la Soul Society, les Arrancars, Les Vizards … Jusqu’à ce dénouement tant attendu que nous livre Disney +. Mais clairement, celui qui ne connait rien à Bleach va s’ennuyer ferme !

Les combats sont d’une mollesse peu égalée avec un système comprenant plusieurs barres de vie qu’il faut détruire dans un système où il faut le plus souvent parer le pattern et contre-attaquer avec attaque légère, forte ou spéciale en réalisant des combos simplistes qui ne cassent pas 3 pattes à un canard. De plus, pour celui qui ne connait rien à Bleach, le mode histoire manque de rythme, entrecoupé sans cesse par ces phases qui nous racontent l’histoire d’Ichigo et ses sbires. Le fan sera ravi de revivre l’histoire, mais les autres s’ennuieront ferme. Ce n’est clairement pas le jeu qui amènera des gens lambda à découvrir la série par la richesse de son gameplay. Tout le contraire d’un Naruto Ultimate Ninja Storm par exemple.

Les modes combat classiques vous permettront d’incarner d’autres protagonistes aux grès de vos envies, par rapport au mode histoire basique, mais le système de jeu vous intéressera-t-il ? Je doute qu’en ligne, le jeu ait une longévité de plus d’un mois tant la profondeur de jeu est famélique. D’ailleurs, aucun succès ne dépend de ce mode en ligne, c’est dire à quel point le développeur croit en l’avenir multi-joueurs de son bébé.

Bien sûr, on vous rajoute une couche de RPG avec des niveaux que vous gagnez en passant une à une les étapes du mode histoire, avec plus d’XP si vous réussissez sous des conditions particulières, des cristaux à faire évoluer pour gagner une résistance ou des coups qui font plus de dégâts, mais c’est plus un cache misère qu’autre chose.

Une mention spéciale tout de même aux histoires annexes qui vous permettront d’aborder l’histoire de Bleach du point de vue d’un autre perso ou des missions qui vous permettront d’augmenter cette fameuse XP.
Le fan pas trop difficile sera aux anges de retrouver la charte graphique, ses héros, une musique qui respecte son œuvre fétiche. De revivre les différents arcs avant de retrouver la suite en animation. Le fan de jeu vidéo risque de passer à côté, tant cet objet vidéoludique manque de profondeur, de rythme, tout ce qui fait le charme d’un jeu vidéo. Un Must Have pour les fans, Un must Osef pour les autres.

