Test de Bonk’N Bash – Denver le dernier des dinosaures

Je me suis mis dans Bonk ’N Bash comme on enfile une paire de chaussons confortables : sans prise de tête, prêt à foncer. Tu incarnes un jeune dinosaure mignon, déterminé à sauver sa lignée en parcourant des niveaux rétro plein de casse-têtes et d’œufs à sauver. Très vite, tu comprends que la recette est vieille comme Jingoro le jeu de plateforme : tu sautes, tu esquives, tu donnes des petits coups de tête en fonçant comme un Charkos pour percer les obstacles, et tu répètes jusqu’à valider le niveau.

Dans chaque niveau, tu dois attraper tous les œufs, éviter les pièges, parfois mourir plusieurs fois, jusqu’à atteindre le bon timing ou la bonne trajectoire. Ces morts fréquentes deviennent presque un moteur : tu apprends, tu ajustes, et chaque réussite te fait sourire. Mais attention, ce n’est pas un Die & Retry. Le jeu est clair, lisible, sans fioritures. Tout reste dans la continuité : pas de cinématique longue, pas de bla-blas ; juste toi, ton dinosaure, et la prochaine plateforme à atteindre. Cependant, ce type de jeu ne sort pas du lot, il reste solide sur ses appuies, mais ça reste là.

Le rythme est calibré pour ne pas frustrer. Tu progresses, tu sens ton skill s’améliorer, et ça bastonne juste assez. Par contre, si tu espères un monde narratif profond ou une esthétique époustouflante… ben tu vas être un peu déçu. Les visuels sont mignons, mais simples. Les décors, répétitifs. Le temps de finir tout le jeu, tu peux l’atteindre en moins d’une heure si tu rushes un peu ou en quelques sessions si tu prends ton temps. Les graphismes en pixel-art sont d’ailleurs plutôt basique et il est difficile de trouver l’âme du jeu dans les graphismes.

En somme, Bonk ’N Bash est un petit jeu de plateforme indie soft. Y jouer, c’est vivre l’essentiel du genre : du fun immédiat, des sauts millimétrés, des œufs à sauver, et beaucoup d’ennemi à assommer. Ça ne révolutionne rien, mais pour cinq euros, ça fait le taf.